Attaques de drones sur Moscou: la Russie pointe Washington et l’Otan du doigt

La responsabilité des attaques de drones sur Moscou ne pèse pas seulement sur les épaules de Kiev, mais aussi sur celles de ses alliés occidentaux, a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères.
Sputnik
Kiev n’a pas agi seul. Les attaques de drones qui ont encore visé Moscou cette semaine ne sont possibles que grâce à l’argent et à l’expertise des Occidentaux, a affirmé le ministère russe des Affaires étrangères.
Les États-Unis et les pays de l’Otan fournissent en effet un appui essentiel à ces attaques en territoire russe, fournissant des drones ou des images satellitaires qui permettent à Kiev de frapper, ont souligné les autorités russes dans un communiqué.
"De telles attaques n'auraient pas été possibles sans l’aide des États-Unis et de leurs alliés de l'Otan au régime de Kiev. Ils continuent de le droguer avec des armes, y compris des drones, de former des opérateurs de drones et de fournir des informations de renseignement nécessaires pour commettre de tels crimes […] Tout cela rend Washington et ses satellites complices dans la préparation et la mise en œuvre d'actes terroristes exécutés par Kiev", écrit ainsi le ministère.

Des attaques avortées

Ce 4 juillet, la défense antiaérienne russe a abattu plusieurs drones dans la banlieue de la capitale russe. Le "Nouveau Moscou", extension de la ville, a notamment été ciblé. L'aéroport de Vnoukovo a temporairement suspendu ses vols.
La porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, avait qualifié l'incident de "nouvel acte terroriste", au vu de l’infrastructure installée dans ces quartiers, en particulier un aéroport accueillant des vols extérieurs.
Des drones avaient déjà tenté de frapper des quartiers résidentiels de Moscou fin mai. Deux immeubles avaient été touchés sans faire de victimes. Plus tôt dans le mois, deux aéronefs avaient également essayé de s’en prendre aux bâtiments du Kremlin mais avaient été abattus par la Défense russe. Le Président Vladimir Poutine ne se trouvait de toute façon pas sur place.
En avril, des fuites du Pentagone avaient déjà révélé que le dirigeant ukrainien Volodymyr Zelensky songeait à frapper des unités militaires en Russie avec des drones. La région russe de Belgorod, à l’arrière du front, a d’ailleurs fait l’objet de plusieurs attaques de ce type, sans que l’Occident ne s’en émeuve.
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