L’Afrique veut établir "d'autres défis à relever" avec la Russie, selon un député de la RDC

Une conférence parlementaire Russie-Afrique a débuté ce 19 mars à Moscou, en vue de la préparation d’un sommet en juillet. Pour un député de la RDC, interrogé par Sputnik, l’Afrique voudrait être accompagnée par la Russie dans divers projets dont agricoles et énergétiques, ainsi qu’obtenir un siège au Conseil de sécurité de l’Onu.
Sputnik
Les pays africains souhaitent coopérer avec la Russie pour bénéficier de son aide dans plusieurs domaines, a déclaré à Sputnik un député à l’Assemblée nationale de la République populaire du Congo, en marge de la 2e conférence parlementaire Russie-Afrique qui se tient les 19 et 20 mars à Moscou.

"La Russie a été méconnue en Afrique. Aujourd'hui, nous voulons aussi faire des prospections avec la Russie pour avoir d'autres défis à relever sur le plan de l’agriculture, de l’énergie et des infrastructures", a indiqué Hyacinthe Shisso Nkongolo.

Et d’ajouter que l’Afrique souhaite que la Russie aussi [l’]accompagne dans ses projets de développement.
À la question de savoir quelle place l’Afrique pourrait prendre dans ce nouveau monde multipolaire en formation, le parlementaire congolais a mis en valeur l’aspiration du continent à obtenir un siège de membre permanent au Conseil de sécurité des Nations unies "pour que nous puissions peser de tout notre poids".

Deuxième conférence parlementaire Russie-Afrique

La conférence a réuni une quarantaine de délégations de la plupart des pays africains. Elle vise à renforcer la coopération parlementaire avec les pays africains sur fond de formation d’un monde multipolaire. Une allocution de Vladimir Poutine est attendue le 20 mars.
Les interlocuteurs cherchent à formuler des approches unifiées de la réglementation juridique dans l’économie, l’enseignement et la science, ainsi que dans le domaine de la sécurité.
L’événement entre dans le cadre de la préparation du deuxième sommet Russie-Afrique programmé pour fin juillet à Saint-Pétersbourg.
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