Des manifestants au Niger réclament le retrait des troupes françaises du territoire - images

© AP Photo / Jerome DelayDes soldats français de l'opération Barkhane débarquent à Niamey, au Niger, avant d'être transférés en France (archive photo)
Des soldats français de l'opération Barkhane débarquent à Niamey, au Niger, avant d'être transférés en France (archive photo) - Sputnik Afrique, 1920, 27.07.2023
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Quelques heures après la prise du pouvoir par les putschistes au Niger, des centaines de personnes se sont rassemblées à Niamey pour demander le départ des troupes françaises du territoire nigérien, selon la chaîne de télévision TV5 Monde. Commentant la situation au Niger, la diplomatie russe appelle à y rétablir l'ordre constitutionnel.
Une manifestation a eu lieu ce jeudi 27 juillet devant l'Assemblée nationale à Niamey, la capitale du Niger. Les participants ont exigé le retrait des militaires français et exprimé leur soutien aux putschistes qui avaient annoncé quelques heures plus tôt avoir destitué le Président Bazoum, a relaté la chaîne de télévision française TV5 Monde.
"Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées devant le bâtiment de l'Assemblée nationale. Certaines portaient des pancartes avec des slogans anti-français et pro-russes. Ils ont demandé le retrait des troupes françaises", a indiqué le correspondant de la chaîne sur place.

Rétablir l'ordre institutionnel

Lors d'une interview accordée à la chaîne de télévision Rossiya 1 en marge du deuxième Sommet Russie-Afrique, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré que Moscou considérait qu'il était nécessaire de rétablir l'ordre constitutionnel au Niger.
"Nous confirmons notre position selon laquelle il est nécessaire de rétablir l'ordre constitutionnel au Niger", a-t-il dit.

Un coup de force soutenu par l'Armée

Le colonel-major Amadou Abdramane et plusieurs autres militaires ont annoncé à la télévision, dans la nuit du 26 au 27 juillet, avoir renversé le Président Mohamed Bazoum. Cette déclaration a fait suite aux vives tensions à Niamey durant la journée, marquées par la décision de la Garde présidentielle de retenir le Président dans sa résidence officielle depuis le matin du 26 juillet.
La fermeture des frontières terrestres et aériennes du pays "jusqu'à la stabilisation de la situation" a également été annoncée par les nouveaux hommes forts du pays. Un couvre-feu de 22h00 à 05h00 (21h00 à 04h00 GMT) du matin sur toute l'étendue du territoire jusqu'à nouvel ordre a aussi été instauré.
Le 27 juillet, l’armée nigérienne a choisi de rejoindre les militaires de la Garde présidentielle qui séquestrent Mohamed Bazoum, chef de l’État élu en 2021. Le chef d'état-major, le général Abdou Sidikou Issa, a annoncé via un communiqué sur les réseaux sociaux que le commandement militaire des Forces armées nigériennes (FAN) avait "décidé de souscrire à la déclaration des Forces de défense et de sécurité".
Selon l’Agence France-Presse, le Président du Bénin est parti pour le Niger en qualité de négociateur.
Le Niger est l'un des derniers alliés des pays occidentaux au Sahel. Il est en particulier un partenaire privilégié de la France, qui y a déployé 1.500 soldats.
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