"Pas de préalables": un porteur de l’initiative de paix africaine en Ukraine conteste les rumeurs

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Dossier ouvert pour les documents sur la table - Sputnik Afrique, 1920, 18.05.2023
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Certains médias ont affirmé qu’il y avait des propositions concrètes sur le règlement pacifique en Ukraine dans le cadre de l’initiative de paix africaine. L’un de ses instigateurs, Jean-Yves Ollivier, coupe court à ces rumeurs auprès de Sputnik, notant qu’aucun préalable ni condition n’a été fixé.
La mission africaine qui essaiera de réamorcer le dialogue entre Moscou et Kiev fait l’objet de nombreux bruits de couloirs. Aucun préalable n’a pourtant été fixé à son action, contrairement aux rumeurs ayant pu circuler dans certain médias, comme l’explique à Sputnik Jean-Yves Ollivier, président de la Fondation Brazzaville et inspirateur du projet.
Le responsable a déclaré que la mission espérait obtenir des résultats, mais que le dernier mot reviendrait inévitablement à la Russie et à l’Ukraine.
"J’ai vu quelques articles déclarant qu’il y avait des préalables. Ils ne sont pas corrects, il n'y a pas de préalables. Bien sûr, comme je l'ai dit, et Jeune Afrique a repris ce que j'ai dit, on espère ne pas rentrer les mains vides. Ces gens-là ne vont pas perdre quatre jours, car c'est le minimum pour visiter les deux pays, puis rentrer dans leurs villes les mains vides. Nous espérons sincèrement obtenir des résultats", a-t-il ainsi déclaré.
Cela coupe court aux informations publiées la veille par Jeune Afrique. Le média a écrit que certains dirigeants africains veulent obtenir au préalable des garanties d’annonces, notamment "un gel temporaire des opérations militaires ou l’assurance de la tenue d’un nouveau référendum dans la région ukrainienne du Donbass".
Jean-Yves Ollivier a ajouté que ce n’était pas à l’opinion publique de décider si la mission africaine avait la capacité de rapprocher les deux parties. "Il faut deux mains pour applaudir", a-t-il ironisé, soulignant que Moscou et Kiev devaient d’abord être prêts au dialogue avant d’avancer vers une solution de paix.

L’Afrique aussi touchée

Le patron de la Fondation Brazzaville s’est néanmoins réjoui que cette médiation soit la première acceptée par Moscou et Kiev. En février, la Chine avait également tenté de jouer les médiateurs mais ses propositions avaient été accueillies tièdement par le camp occidental.
Jean-Yves Ollivier voit en outre dans l’initiative de paix une preuve de l’affirmation du continent sur la scène internationale, alors que la question de l’attribution d’un siège africain permanent à l’Onu reste en suspens.
La mission de paix africaine qui se rendra à Kiev et à Moscou devrait comprendre les chefs d’États sud-africain, égyptiens, zambien, sénégalais, ougandais et du Congo-Brazzaville.
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