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L’envoi de chars Léopard-2 ne changera strictement rien à la situation en Ukraine, selon un expert

L’envoi de chars Léopard-2 ne changera strictement rien à la situation en Ukraine, selon un expert
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L’Allemagne a déclaré qu’elle allait livrer des chars à Kiev -une décision prise après hésitation, négociation et persuasion. Pourquoi les pays occidentaux ont-ils eu des difficultés à trouver un accord? Et à quel point leur évaluation de la situation est pertinente? Ahmed Kateb, chercheur algérien, analyse la situation pour Radio Sputnik Afrique.
Le 25 janvier, le gouvernement allemand a déclaré avoir décidé de livrer des chars Leopard 2 à l'Ukraine. La question du transfert de chars à l'Ukraine est sortie de l'impasse après le sommet des pays alliés de Kiev à Ramstein. Au cours de cette réunion, les participants n'ont pas pu se mettre d'accord. Apparemment, il a fallu faire des efforts supplémentaires pour que l'Allemagne donne son consentement.
Cette annonce est entouré d’une campagne médiatique truffée d'allégations infondées selon lesquelles les Ukrainiens vont pouvoir mener une contre-offensive à l’aide de ces chars lourds. Pour autant, pour Ahmed Kateb, chercheur algérien en relations internationales, "les militaires, les stratèges et les services de renseignement occidentaux savent très bien quelle est la situation militaire et stratégique, et sont parfaitement conscients -contrairement aux politiques-, qu’elle est pratiquement impossible à inverser". C'est peut-être l'une des raisons pour lesquelles l'Allemagne a mis si longtemps à accepter de fournir des chars à Kiev.
"Penser que les quelques chars Léopard 2 vont pouvoir inverser la donne stratégique sur le terrain c’est comme espérer remplir le volume d'une mer avec un verre d’eau", affirme à L’Afrique en marche M.Kateb, soulignant que "c’est une question de bon sens".
C’est dans le contexte de ces nouveaux développements de la situation en Ukraine que Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, a entamé une tournée en Afrique subsaharienne. Il a choisi comme point de départ l’Afrique du Sud, première puissance économique et troisième puissance militaire du continent derrière l’Égypte et l’Algérie, et membre des BRICS aux côté du Brésil, de la Russie, de l’Inde et de la Chine. Le chef de la diplomatie russe s’est rendu ensuite en Eswatini et en Angola.
"Nous travaillons déjà activement à la mise en œuvre de nouveaux mécanismes, de nouveaux instruments, indépendants des caprices et de l'arbitraire de nos collègues occidentaux", a avancé Sergueï Lavrov, lors de sa conférence de presse conjointe avec son homologue sud-africaine à Pretoria. Il a également dénoncé les tentatives de Washington d’empêcher la coopération entre les États africains et Moscou.
"Il est important de noter que cette visite est effectuée à quelques semaines du début d’un important exercice naval multilatéral entre l’Afrique du Sud, la Russie et la Chine, au large des côtes sud-africaines", rappelle Ahmed Kateb, précisant qu’il "est normal que les États-Unis les dénoncent, vue que leur hégémonie maritime commencera à être contestée dans cette région du monde". "Les pays africains ont tout intérêt à coopérer avec les BRICS pour gagner plus de souveraineté politique, économique et financière, à même de leur donner les moyens de leur épanouissement multidimensionnel", conclut-il.
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