Afrique en marche

"Il existe une fenêtre diplomatique pour résoudre le conflit au Soudan, mais elle reste fragile"

Dans cet épisode de L’Afrique en marche, Bertrand Scholler, analyste géopolitique, explique les causes endogènes et exogènes qui font durer le conflit au Soudan et font craindre une grave crise humanitaire. "L’appel des participants au sommet du Caire à une trêve humanitaire traduit surtout l’impasse militaire et la pression humanitaire".
Sputnik
Le vrai test de cet appel à une trêve humanitaire, selon Bertrand Scholler, n’est pas politique, mais opérationnel:
· Sécuriser l’aide humanitaire;
· Contrôler les cessez-le-feu;
· Empêcher leur instrumentalisation pour se réarmer.
"Les réseaux islamistes hérités de l’ancien régime existent et se recomposent, mais parler d’une confrérie internationale unifiée pilotant le conflit est excessif. Ce qui est avéré, c’est la resécurisation de l’État, l’usage de l’ennemi intérieur et la fragmentation des appareils armés, propices aux arrestations politiques et aux dérives", affirme Bertrand Scholler.
"Le risque central est une balkanisation milicienne durable: économie de guerre, prédation locale et parrainages étrangers. Les enjeux se croisent autour des ports de la mer Rouge, des routes énergétiques et des ressources. Les pays voisins subissent déjà les effets: réfugiés, trafics, instabilité politique régionale".
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