Sommet des BRICS 2023 en Afrique du Sud

Le sommet des BRICS, qui n’a pas encore débuté, "a déjà gagné"

Avant même son ouverture, le sommet des BRICS peut déjà être considéré comme une "réussite", vu le nombre des pays intéressés à rejoindre le groupe. Celui-ci constitue une alternative positive dans les relations internationales et rappelle la nécessité d’un "nouveau deal" entre les pays, estiment deux experts interrogés par Sputnik Afrique.
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Le XVe sommet des BRICS débutera en Afrique du Sud dans deux jours. Contactés par Sputnik Afrique, deux experts expliquent la montée d’intérêt autour du format du groupe du cinq.
"Ce sommet, avant même qu’il n’ait eu lieu, est une réussite puisqu’il y a un nombre énorme de pays qui veulent adhérer aux BRICS", avance Akram Kharief, fondateur du site d’information militaire Menadefense, contacté par Sputnik Afrique.
Plus de 20 pays ont exprimé leur volonté de rejoindre l’organisation, a récemment fait savoir la ministre sud-africaine des Affaires étrangères, Naledi Pandor. Parmi les candidats figurent plusieurs pays africains -comme l’Algérie, l’Égypte, l’Éthiopie, le Sénégal et le Nigeria- ainsi que l’Iran, la Turquie ou l’Indonésie.
"Les BRICS constituent une alternative positive dans les relations internationales. Aujourd'hui, on a l'ancien système, on a un nouveau système. Et ce nouveau système a certainement influé sur l'ancien système qui n'a pas permis aux pays africains, pour ne parler que d'eux, de se développer. C'est incontestable", détaille l’expert sénégalais Benoît Ngom, à la tête de l'Académie diplomatique africaine (ADA).

Nouveau deal

Au sein des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), il y a des "pays qui sont diamétralement différents en matière d’idéologie, en matière de relations avec différents pays", rappelle Akram Kharief, ironisant sur le fait que "cette situation-là fait que ce sommet [qui aura lieu du 22 au 24 août à Johannesburg, ndlr] a déjà gagné".
Ainsi, l'Inde et la Chine s’unissent au sein des BRICS "avec une vision économique et politique futures", poursuit-t-il. Cela témoigne de l’échec du modèle de la domination des États-Unis et des institutions issues des accords de Bretton Woods.
Actuellement, "il faut un nouveau deal" global entre les pays du Nord et du Sud, insiste-t-il, car "il faut de la place pour tout le monde, il faut un avenir pour tout le monde".

Un système qui permettra le développement de l’Afrique

Les BRICS constituent aujourd'hui une sorte d'alternative à un système qui n’a jamais permis aux pays africains de se développer, avance Benoît Ngom.
"Les Africains ne sont pas là pour soutenir un groupe contre un autre, ils veulent se développer, c'est tout ce qu'ils veulent", souligne-t-il.
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