Sommet Russie-Afrique 2023

Pour le Président de l’UA, l'Afrique, mais pas que, a besoin des BRICS

Dans le système actuel unipolaire, le président de l’Union africaine et de l’État comorien, Azali Assoumani, a noté au micro de Sputnik Afrique le rôle et l’importance des BRICS. Il a ainsi rappelé que des pays du monde entier en font partie.
Sputnik
Les Comores ont participé en juin à la rencontre des "amis des BRICS" en Afrique du Sud. Plusieurs pays africains ont récemment exprimé leur souhait de rejoindre le groupe, certains déposant des demandes. Dans une interview accordée à Sputnik Afrique, le Président en exercice de l’Union africaine et chef de l’État comorien a souligné l’importance de cette structure et a salué l’adhésion de nouveaux membres:

"Les BRICS c’est effectivement une structure très importante. En Afrique, on a l'Afrique du Sud qui est membre des BRICS, donc s’il y a d'autres pays qui demandent à être gérés, tant mieux", a déclaré Azali Assoumani le 26 juillet, à la veille du sommet Russie-Afrique à Saint-Pétersbourg.

Soulignant le caractère international de la structure, le Président de l’Union africaine a développé qu’il y a "des pays du monde entier. Je vois surtout que les pays qui en sont membres ont un haut niveau économique. Donc non seulement l'Afrique en a besoin, mais notre pays aussi".
Qui plus est, "l'Afrique doit avoir sa parole dans les institutions internationales, dans ce qu'on appelle maintenant le multilatéralisme".

Monnaie commune

Dans le contexte de l’indépendance du continent et de l’agrandissement de son rôle, le Président a également approuvé l’initiative "pertinente" de la création d’une monnaie commune africaine afin de faciliter les échanges intracontinentaux.
"Avoir une monnaie africaine, c'est une très bonne chose mais néanmoins il va falloir effectivement approfondir la réflexion", car, selon lui, "il faut tenir compte des inconvénients pour aller de l'avant".
Les BRICS réunissent le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine et l'Afrique du Sud. Beaucoup d'autres pays ont l'intention de rejoindre ce bloc économique, notamment l'Argentine, l'Iran, mais aussi l'Indonésie, la Turquie, l'Arabie saoudite et l'Égypte, selon le ministère chinois des Affaires étrangères.
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