Retour de bâton: un média congolais trolle Macron sur les émeutes en cours dans l’Hexagone

Le média Actualite.cd a publié une caricature d’Emmanuel Macron désemparé face aux émeutes, rappelant que le Président français avait sermonné le Congo sur sa situation sécuritaire il y a quelques mois.
Sputnik
L’arroseur arrosé. Aux prises avec des émeutes touchant plusieurs banlieues françaises, Emmanuel Macron se voit rappeler ses récentes leçons de morale adressées aux pays d’Afrique. Le média Actualite.cd a ainsi publié une caricature montrant le chef d’État se prendre la tête à deux mains devant son téléviseur, alors que des Congolais lui rappellent sa petite phrase prononcée au Congo, lors d’une visite officielle en mars dernier.
Le Président français avait notamment déclaré que les Congolais n’avaient "pas été capables de restaurer [leur] souveraineté, ni militaire, ni sécuritaire, ni administrative", au cours d’une conférence de presse en présence de son homologue Félix Tshisekedi. Ironique, de la part d’un pays qui peine aujourd’hui à rétablir l’ordre dans ses propres banlieues.
Cette conférence de presse avait d’ailleurs été le théâtre d’une passe d’armes entre les deux chefs d’État, Félix Tshisekedi n’appréciant guère l’attitude de son homologue. Le Président congolais avait fini par demander du "respect", invitant Paris à ne plus porter un regard "paternaliste" sur l’Afrique.

Émeutes en France

Plusieurs villes de France font aujourd’hui face à des émeutes d’ampleur, suite à la mort d’un jeune homme, abattu par la police à Nanterre. De nombreux édifices publics, comme des commissariats, des écoles ou des bibliothèques, ont été saccagés. Des scènes de pillages ont également été observées.
Plusieurs syndicats de police ont lancé un appel à réprimer fermement les émeutiers, parlant de "hordes de sauvages" et de "nuisibles". Moscou a réagi aux troubles en déclarant que le mythe d’une "tolérance imaginaire" et d’un libéralisme à tout crin s’effondrait.
Face à ces fractures dans la société françaises, certains observateurs ont même parlé de "guerre civile", comme l’ancien candidat à la présidentielle Éric Zemmour. Celui-ci a blâmé la mollesse d’Emmanuel Macron, expliquant que le Président français s’était "couché" devant les émeutiers.
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