"Nous sommes dans les prodromes d'une guerre civile": estime Zemmour sur fond des émeutes en France

© Sputnik . Evgeny Poloyko / Accéder à la base multimédiaDes véhicules anti-émeute de la police sont vus dans une rue lors de manifestations après la mort de Nahel, un adolescent de 17 ans tué par un policier français lors d'un contrôle routier, à Nanterre, en banlieue parisienne, en France.
Des véhicules anti-émeute de la police sont vus dans une rue lors de manifestations après la mort de Nahel, un adolescent de 17 ans tué par un policier français lors d'un contrôle routier, à Nanterre, en banlieue parisienne, en France. - Sputnik Afrique, 1920, 01.07.2023
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La France n'est pas loin d'une guerre civile, à en juger l’ampleur des violences urbaines après la mort d'un adolescent d'origine algérienne, tué par la police, avance Éric Zemmour auprès de la radio Europe 1. Selon lui, la situation est bien pire qu’en 2005 lorsque le pays vivait des émeutes suite à une mort similaire.
Ces scènes de violences urbaines qui se déroulent en France depuis la mort de l'adolescent Nahel sont des prémices d'un grave conflit social, a déclaré le 30 juin Éric Zemmour, patron de Reconquête.
"Nous sommes dans un des prodromes de la guerre civile", a-t-il indiqué sur les ondes de la radio Europe 1.

L'inaction du Président

Selon l'ancien polémiste, il s'agit d'une "guerre ethnique, raciale, on voit bien les forces en présence".
Estimant que la mort du jeune Nahel est "inexplicable" et "inexcusable", il trouve que le Président français Emmanuel Macron s'est "couché". Ce alors que la justice n'a pas encore tranché.
Ne retenant pas les coups contre le chef de l'État, il suggère qu’"il faut quelqu'un de déterminé et de ferme".

Plus sérieux qu’il y a 18 ans

Pour Éric Zemmour, les tensions actuelles rappellent celles de 2005, qui avaient mis le pays en feu pendant trois longues semaines. Mais la situation actuelle est "beaucoup plus grave" qu'à l'époque, selon lui.
"En 2005, seules les banlieues étaient touchées. Là, toute la France est touchée, de Paris jusqu'aux petites villes moyennes", explique-t-il.
Deux adolescents, Zyed et Bouna, avaient alors trouvé tragiquement la mort dans un transformateur EDF, alors qu'ils tentaient d'éviter un contrôle de police à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).
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