Le bug qui passe mal: Google sème la panique au Maroc

Google a créé un mouvement de panique chez les détenteurs de dirhams, en affichant un mauvais taux de conversion de la devise par rapport à l’euro. La Banque centrale marocaine a dû intervenir pour calmer les esprits.
Sputnik
Les investisseurs marocains ont dû avoir des sueurs froides en ouvrant le convertisseur automatique de Google ce 18 janvier. L’outil du géant américain s’est en effet mélangé les pinceaux, affichant l’euro à plus de 18,5 dirhams. L’information a été reprise par d’autres plateformes comme Boursorama. Cette énorme dévaluation a suscité une vague d’inquiétudes sur les réseaux sociaux.
Ces accès de panique sont finalement arrivé jusqu’aux oreilles de la Banque centrale marocaine, qui a pris le temps de démentir l’information. Non, le dirham ne s’est pas brutalement cassé la figure. C’est bel et bien Google qui a cafouillé.
"Il a été porté à la connaissance de Bank Al-Maghrib que certains sites d'information affichent que l'euro vaut actuellement 18 dirhams. Bank Al-Maghrib tient à démentir catégoriquement cette information et assure que le cours de change de référence pour la journée du 18 janvier s’est établi à près de 11 DH pour un euro", a ainsi écrit la banque centrale dans un communiqué se voulant rassurant.
Le moteur de recherche américain a finalement corrigé son bug une heure plus tard. Cette méprise n’a heureusement pas affecté les marchés, le dirham gardant un cours stable tout au long de la journée.

Bourdes en ligne

En dehors des inévitables bugs et failles de sécurité, Google commet souvent des bourdes insolites, qui font le régal des internautes. Peu avant la dernière Coupe du Monde, le moteur de recherche s’était par exemple trompé dans le calendrier des matchs, annonçant un alléchant France-Brésil en finale le 18 décembre, au détriment de l’Argentine, finalement sacrée championne.
En 2015, le logiciel de reconnaissance faciale de Google avait également commis une drôle de gaffe, en assimilant des photos d’Afro-américains à des gorilles. L’entreprise avait dû s’excuser après cet incident.
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