Moscou: l’Onu ne fait pas de miracles et ne peut répondre aux "caprices" de l’Occident

Satisfaire les désirs de l’Occident n’est pas le but de l’Onu, indique la porte-parole de la diplomatie russe. Pour Moscou, une réforme éventuelle du Conseil de sécurité de cette organisation devrait plutôt augmenter la représentation des nations africaines et asiatiques.
Sputnik
Les pays occidentaux ne doivent pas imposer leur modèle d’évolution structurale dans l’Organisation des Nations unies, a déclaré le 22 septembre à la télévision russe, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova.
"L’Onu n’est pas un poisson doré (alchimiste) qui devrait satisfaire les caprices de quelques personnes folles, qui voudraient utiliser l’organisation pour réaliser leurs propres caprices insensés. L’Onu est un outil qui permet de se mettre d’accord, de développer des normes juridiques internationales, de chercher des compromis et des terrains d’entente afin d’éviter l’effondrement et le chaos globaux", a-t-elle mis en avant.
Maria Zakharova a remis en question la volonté de Berlin de devenir un nouveau membre permanent du Conseil de la sécurité. Selon elle, l’Allemagne est un "satellite américain" et donc un "acteur subordonné".
En même temps, l’Afrique et l’Asie ne sont pas suffisamment représentées au sein du Conseil, a affirmé la voix de la diplomatie russe. Moscou plaide pour une réforme de l’Onu équilibrée et non pas dans les intérêts exclusifs de l’Occident.

L’Afrique veut être davantage impliquée

De la tribune de l'Assemblée générale de l'Onu, plusieurs officiels africains ont appelé à l’évolution de la première organisation globale conformément à la situation actuelle dans le monde.
Le Président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, s’est prononcé pour "une réforme profonde de l’Onu et à l’élargissement du Conseil de sécurité, pour une participation plus juste et plus représentative de tous les continents".
Le ministre des Affaires étrangères de la République de Madagascar, Richard Randriamandrato, a également déclaré que les pays africains devraient être plus impliqués dans les activités onusiennes et notamment celles du Conseil de la sécurité.
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