«Il faut traiter avec attention la notion de fake news», a déclaré Barabara Spinelli, députée italienne au Parlement européen: «Je traite toute cette histoire avec scepticisme, parce qu'on n'a pas de preuves irréfutables de l'ingérence russe dans les élections d'autres pays. Si nous commençons à censurer internet, nous risquons de nous transformer en une menace et de contribuer à la diffusion des fausses informations».
D'après David Coburn, membre du Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP), c'est l'Union européenne qui «diffuse délibérément sa propre propagande»:
«Moi, je suis indigné par la propagande européenne. Russia Today donne la parole aux membres du Partie pour l'indépendance du Royaume-Uni et c'est bien que RT existe!»
«Vous avez mentionné l'influence de la Russie sur le Brexit et en Catalogne. Pardon, mais c'est le peuple qui vote, pas le Kremlin.»
Javier Couso Permuy, un homme politique espagnol, membre de la Gauche unie (IU), a rappelé qu'il n'y avait pour l'instant pas d'«exemples concrets» de «données volées»:
«Derrière toute cette paranoïa prétentieuse, la politique qui vise à une querelle avec la Russie est évidente.»
Steeve Briois, du Front national, a, à son tour, proposé de «commencer par nous-mêmes»:
«C'est outrageant que vous stigmatisiez la Russie. […] Vous ne supportez pas la propagande russe mais en même temps vous vous occupez de la propagande de l'islam.»
«J'ai l'impression que nous sommes de retour dans les années 1980, à l'époque de la guerre froide», a fait savoir Udo Voigt, député allemand d'extrême droite.
Et de conclure:
«Mais fournissez-nous des preuves des fakes. Je vois ce qui s'est passé en Libye, en Irak, en Afghanistan, j'ai vu comment nos médias nous ont menti. Regardez la Syrie. On a besoin d'un dialogue avec la Russie. Notre avenir est lié à la Russie, pas à notre ennemie, les États-Unis.»