Un autre pays africain renonce au dollar dans ses échanges avec la Chine

© Sputnik . Alexandr DemyanchukBillets de banque en yuan chinois.
Billets de banque en yuan chinois. - Sputnik Afrique, 1920, 16.09.2023
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Pékin et Lusaka se sont mis d'accord pour intensifier leurs échanges commerciaux en monnaies nationales, pour réduire en particulier les frais de change. Le recours à ce type de transaction pour contourner le dollar se répand.
Les règlements en monnaies nationales continuent de faire de nouveaux adeptes. La Chine et la Zambie ont ainsi convenu du recours au yuan et au kwacha dans leurs échanges commerciaux et leur investissements bilatéraux, rapporte un communiqué commun ayant suivi la visite du président zambien, Hakainde Hichilema, à Pékin.
Le recours aux monnaies nationales devrait notamment permettre de "réduire les coûts de change".
Les deux pays ont par ailleurs convenu d'un partenariat stratégique global, alors qu'ils fêteront l'an prochain le 60e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques.
Hakainde Hichilema et son homologue Xi Jinping ont profité de leur rencontre pour signer plusieurs documents pour approfondir leur coopération, en particulier dans le cadre de la nouvelle route de la soie. Le secteurs miniers, agricoles et technologiques feront aussi l'objet d'une collaboration renforcée.

Monnaie nationale et dédollarisation

Un nombre de plus en plus conséquent de pays songent désormais à commercer en monnaie nationale, en vue, en particulier, de court-circuiter le dollar. En Afrique, le Président kenyan, William Ruto, s'est notamment fait le champion de cette approche. En visite à Djibouti, il s'était récemment demandé pourquoi les commerçants kenyans devaient passer par le billet vert américain pour échanger avec leurs homologues djiboutiens.
Enoch Godongwana, ministre des Finances sud-africain, avait tenu le même discours fin août, expliquant à Sputnik qu'il n'y avait "pas de raison de passer par le dollar" pour commercer entre voisins africains.
Généraliser les négociations en monnaies nationales pourrait s'avérer bénéfique pour le commerce interafricain, avait pour sa part déclaré George Elombi, vice-président de la Banque africaine d'import-export.
En dehors de l'Afrique, d'autres pays privilégient de plus en plus les échanges en monnaie locales, y compris dans le secteur de l'énergie, chasse gardée du pétrodollar. L'Inde et les Émirats arabes unis ont par exemple commencé à régler leurs transactions pétrolières en roupies et en dirhams.
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