Échanger en monnaies nationales stimulera le commerce en Afrique, selon Afreximbank

© Sputnik . Alexander Kryazhev / Accéder à la base multimédiaGeorge Elombi, vice-président de la Banque africaine d'import-export (Afreximbank)
George Elombi, vice-président de la Banque africaine d'import-export (Afreximbank) - Sputnik Afrique, 1920, 28.07.2023
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Le commerce intra-africain pourrait bénéficier des échanges en monnaies locales, a déclaré à Sputnik George Elombi, vice-président de la Banque africaine d'import-export. Cela réduira aussi la dépendance au dollar.
Tout bénef. De nombreuses voix s’élèvent en Afrique pour pousser aux échanges en monnaies nationales, qui pourraient s’avérer avantageux pour le commerce sur le continent, comme l’explique à Sputnik George Elombi, vice-président de la Banque africaine d'import-export (Afreximbank).
Ces types de paiements permettent également de contourner le dollar, ce qui fait économiser des commissions aux commerçants africains. L’utilisation du dollar ne se ferait plus qu’à la marge, souligne l’économiste.
"L’idée est que, comme les Africains font du commerce entre eux, le Kenya, […] qui achète à l'Algérie, utilise des shillings kényans pour payer les marchandises qu'il importe d'Algérie. Et l'Algérie, qui achète au Kenya, utilise des dinars algériens pour faire la même chose. Cela signifie alors qu'il ne reste qu'une petite partie de ce commerce qui peut ensuite être évaluée en dollars", explique ainsi George Elombi.

Encombrant dollar

Plusieurs responsables africains ont tonné ces dernières semaines contre le monopole du dollar, qui freine le commerce sur le continent. Le Président kényan, William Ruto, s’était ainsi demandé pourquoi des commerçants kényans devaient forcément passer par le dollar pour commercer avec leurs homologues djiboutiens. Il avait invité lui aussi à utiliser les devises nationales pour "commercer plus librement".
Le dollar est "coûteux, punitif, encombrant" pour les pays africains, avait pour sa part récemment déclaré David Sankok, membre kényan de l'Assemblée législative est-africaine. Et le responsable d’appeler à briser "les chaînes du néocolonialisme économique" en revenant aux échanges en devises nationales.
La Russie est d’ailleurs prête à explorer des pistes en ce sens. Le Président russe Vladimir Poutine a ainsi proposé aux pays africains de connecteur leurs institutions bancaires au système de paiement russe, pour payer en roubles s’ils le souhaitent. Même logique en Inde, qui avait récemment proposé à des pays comme le Soudan, l'Éthiopie ou le Zimbabwe de commercer en roupies.
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