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Artistes sahéliens: Paris annonce la fin des collaborations, avant de rétropédaler
Artistes sahéliens: Paris annonce la fin des collaborations, avant de rétropédaler
Sputnik Afrique
La diplomatie française a donné pour consigne de ne plus collaborer avec les artistes de certains pays du Sahel, dans une note qui a fait l'effet d'une bombe... 15.09.2023, Sputnik Afrique
2023-09-15T16:28+0200
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Grosse cacophonie dans la sphère culturelle française. Paris songe en effet à mettre fin à toutes les coopérations avec des artistes venus du Niger, du Mali et du Burkina Faso, à en croire une note adressée par la direction générale des affaires culturelles (DRAC) aux structures qu'elle gère.Des consignes ont notamment été données pour restreindre la délivrance de visas aux artistes issus de ces trois pays.Une décision qui n'a pas tardé à soulever un tollé du côté des acteurs du monde culturel français. Le Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles (Syndeac) a ainsi déploré dans un communiqué une interdiction "n'ayant aucun sens d’un point de vue artistique" et une "erreur majeure".Côté politique, certains élus français se sont aussi émus, comme l'eurodéputé Thierry Mariani qui a fustigé une attitude digne des "régimes totalitaires".François Asselineau, président de L'Union populaire républicaine, a pour sa part visé directement Emmanuel Macron, imputant au dirigeant français une réaction de "petit caïd de cité", après la perte d'influence française au Sahel.RétropédalageDevant cette levée de boucliers, la ministre de la Culture, Rima Abdul Malak, a finalement mis de l'eau dans son vin. Arguant de questions de sécurité, elle a affirmé qu'il était "matériellement" impossible de délivrer de nouveaux visas pour la France, ajoutant que les artistes ayant déjà programmé des spectacles en France ne seraient pas visés.Le Président Emmanuel Macron a ajouté que la France avait "vocation à accueillir les artistes, les intellectuels et de pouvoir justement les faire rayonner en toute liberté", lors d'un déplacement en Côte d’Or.Depuis plusieurs mois, un sentiment anti-français s'est installé dans plusieurs pays de la bande sahélienne, comme le Burkina Faso, la Centrafrique ou le Mali. Ces États ont notamment demandé le départ des contingents militaires français présents sur leur sol.
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Artistes sahéliens: Paris annonce la fin des collaborations, avant de rétropédaler
La diplomatie française a donné pour consigne de ne plus collaborer avec les artistes de certains pays du Sahel, dans une note qui a fait l'effet d'une bombe. Paris essaie désormais d'éteindre l'incendie.
Grosse cacophonie dans la sphère culturelle française. Paris songe en effet à mettre fin à toutes les coopérations avec des artistes venus du Niger, du Mali et du Burkina Faso, à en croire une note adressée par la direction générale des affaires culturelles (DRAC) aux structures qu'elle gère.
Des consignes ont notamment été données pour restreindre la délivrance de visas aux artistes issus de ces trois pays.
"Tous les projets de coopération qui sont menés par vos établissements ou vos services avec des institutions ou des ressortissants de ces trois pays doivent être suspendus, sans délai, et sans aucune exception", explique ainsi ce courrier de la DRAC.
Une décision qui n'a pas tardé à soulever un tollé du côté des acteurs du monde culturel français. Le Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles (Syndeac) a ainsi déploré dans un communiqué une interdiction "n'ayant aucun sens d’un point de vue artistique" et une "erreur majeure".
Côté politique, certains élus français se sont aussi émus, comme l'eurodéputé Thierry Mariani qui a fustigé une attitude digne des "régimes totalitaires".
François Asselineau, président de L'Union populaire républicaine, a pour sa part visé directement Emmanuel Macron, imputant au dirigeant français une réaction de "petit caïd de cité", après la
perte d'influence française au Sahel.
Devant cette levée de boucliers, la ministre de la Culture, Rima Abdul Malak, a finalement mis de l'eau dans son vin. Arguant de questions de sécurité, elle a affirmé qu'il était "matériellement" impossible de délivrer de nouveaux visas pour la France, ajoutant que les artistes ayant déjà programmé des spectacles en France ne seraient pas visés.
"Ce n’est pas un boycott, ni des représailles. Tous les artistes qui ont déjà des visas et qui ont des tournées prévues ou des spectacles prévus, ceux-là vont pouvoir venir comme prévu [...] On ne boycotte jamais d’artistes, nulle part", a-t-elle ainsi affirmé sur RTL.
Le Président Emmanuel Macron a ajouté que la France avait "vocation à accueillir les artistes, les intellectuels et de pouvoir justement les faire rayonner en toute liberté", lors d'un déplacement en Côte d’Or.
Depuis plusieurs mois, un sentiment anti-français s'est installé dans plusieurs pays de la bande sahélienne, comme le Burkina Faso, la Centrafrique ou le Mali. Ces États ont notamment
demandé le départ des contingents militaires français présents sur leur sol.