Regain de tensions en Syrie: une base US visée par des tirs de roquettes

© AP Photo / Darko BandicUn véhicule militaire américain dans le nord-est de la Syrie (archive photo)
Un véhicule militaire américain dans le nord-est de la Syrie (archive photo) - Sputnik Afrique, 1920, 04.01.2023
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Une base américaine a été la cible de tirs de roquettes, dans le nord-est de la Syrie. L’armée US continue d’y contrôler certains territoires et de pomper le pétrole au grand dam de Damas.
La situation sécuritaire en Syrie continue d’inquiéter. Ce 4 janvier, une base américaine située dans le nord-est du pays a été ciblée par des tirs de roquettes, comme l’a déclaré le United States Central Command (CENTCOM) en charge des opérations au Moyen-Orient, en Asie centrale et en Asie du Sud.
"Deux missiles ont été tirés sur les forces de la coalition à l'installation de soutien de mission à Konoko, dans le nord-est de la Syrie aujourd'hui vers 09h00 heure locale", indique le communiqué du centre de commandement.
Les frappes n’ont pas fait de victimes ni de dégâts matériels.

Occupation illégale

Plusieurs provinces de l’est et du nord-est syrien sont actuellement contrôlées par les forces kurdes, soutenues par Washington. Les États-Unis eux-mêmes maintiennent des bases militaires sur le territoire syrien, au mépris de la souveraineté du pays.
Les troupes américaines font aussi main basse sur les ressources syriennes comme le pétrole. Des cortèges de camions-citernes traversent régulièrement la frontière vers l’Irak. Des chargements de blé quittent aussi le pays.
Damas a souvent protesté contre ces pratiques qui ont couté près de 107 milliards sur onze ans au pays, selon les estimations dévoilées récemment par le ministre syrien des Affaires étrangères, Faisal Mekdad.
La Syrie subit par ailleurs des frappes israéliennes régulières. Ce 2 janvier, l’aéroport de Damas avait ainsi été mis hors service suite à un barrage de missiles ayant tués deux personnes.
Côté turc, les relations semblent néanmoins se détendre. Avec la médiation de Moscou, les ministres turcs et syriens de la Défense se sont ainsi rencontrés, ce 4 janvier. Ankara aurait accepté de retirer ses troupes du nord de la Syrie, à en croire le quotidien syrien Al-Watan.
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