Réponse nucléaire? "Les États ont le droit à la légitime défense quand c'est le dernier recours"

© Sputnik . Alexandr Kryazhev / Accéder à la base multimédiaThe RT-2PM Topol ballistic missile riding to the site of its permanent deployment with the Strategic Missile Forces of the Central Military District
The RT-2PM Topol ballistic missile riding to the site of its permanent deployment with the Strategic Missile Forces of the Central Military District - Sputnik Afrique, 1920, 22.09.2022
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L’intégration de nouvelles régions à la Russie, apparaissant légitime selon la Charte de l’Onu, obligera le pays à "les défendre", indique auprès de Sputnik le directeur du CARAPS de Genève. Bien que l’arme nucléaire soit "le dernier recours", le spécialiste espère que tout sera réglé "de manière classique".
Dès que les républiques du Donbass et d’autres régions souhaitant intégrer la Russie le feront par le biais de votes, "l’État russe sera obligé de les défendre, comme n'importe quelle région russe", estime, au micro de Sputnik, le Dr Riadh Sidaoui.
Une frappe nucléaire est "évidemment, l’arme ultime, ça veut dire l’autodéfense", observe le directeur du Centre arabe de recherches et d'analyses politiques et sociales (CARAPS) de Genève.
"Les États ont le droit à la légitime défense quand vraiment c'est le dernier recours. Mais personnellement, je ne souhaite pas ça. J'espère que le problème sera résolu de manière classique, en évitant évidemment une guerre nucléaire", conclut-il.
D’après lui, "le commandement russe sait bien de quelle manière il va défendre sa propre population".
Dans son discours, Vladimir Poutine a non seulement annoncé la mobilisation partielle, mais a également mis en garde l’Occident contre le chantage nucléaire:
"En cas de menace à l'intégrité territoriale de notre pays, afin de défendre la Russie et notre peuple, nous userons de tous les moyens à notre disposition".
Ensuite, le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou a tenu à souligner que, dans le Donbass, où les militaires mènent un travail de combat difficile, toutes les forces armées russes, dont la triade nucléaire, étaient mobilisées pour accomplir ces tâches.

Un vote légitime, selon la Charte de l’Onu

Quant à la légitimité de ces référendums à venir, le directeur du CARAPS à Genève est persuadé que "c’est une façon démocratique afin de donner la parole à la population".
"C'est légitime parce que dans la Charte de l’Onu se trouve un article qui dispose de l'autodétermination des peuples. Les peuples ont le droit de choisir qui les gouverne et on ne peut pas le leur imposer par la force de l’extérieur", juge-t-il auprès de Sputnik.
Alors que les États-Unis refusent de reconnaître le résultat des référendums en Ukraine, eux-mêmes "ont envahi illégalement l’Irak sans aucune résolution du Conseil de sécurité.
"Il y a un discours de deux poids deux mesures de l'Otan et des États-Unis", fait remarquer le spécialiste. Et de rappeler: "On voit bien aussi ce qui s'est passé en Syrie, en Libye, en Irak" qui ont souffert des invasions US et ont été détruits."
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