"Un leader mondial incontournable": la communauté internationale pleure Gorbatchev

© Sputnik . Youri Abramotchkine / Accéder à la base multimédiaMikhaïl Gorbatchev
Mikhaïl Gorbatchev - Sputnik Afrique, 1920, 31.08.2022
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Mikhaïl Gorbatchev, dernier dirigeant de l’URSS et lauréat du Nobel de la paix en 1990, est mort à l'âge de 91 ans à Moscou des suites d'une grave et longue maladie. Sa disparition a suscité de nombreuses émotions et réactions partout dans le monde.
Vladimir Poutine a adressé ses "profondes condoléances" suite à la disparition de Mikhaïl Gorbatchev, a déclaré le porte-parole du chef actuel du Kremlin.
Plusieurs personnalités politiques mondiales ont salué le courage politique du dirigeant soviétique en évoquant leurs souvenirs personnels.
Joe Biden: "Un leader rare […] qui avait l'imagination de voir qu'un avenir différent était possible et le courage de risquer toute sa carrière pour y parvenir".
Dans un communiqué, le Président américain, sénateur à l’époque, qui a vu le dirigeant soviétique en exercice, a exprimé ses condoléances: "Lorsque M.Gorbatchev a visité la Maison-Blanche en 2009, lui et moi, nous avons longuement parlé des efforts en cours dans nos pays pour réduire les arsenaux nucléaires américains et russes. Il était facile de voir pourquoi tant de personnes dans le monde l’appréciaient autant".
Silvio Berlusconi, ancien Président du conseil italien, qui a négocié avec Gorbatchev dans les années 1980: "Un champion de la démocratie est parti. Mikhaïl Gorbatchev est un homme qui a changé l'histoire du XXe siècle. Sa clairvoyance et sa sérénité de jugement vont nous manquer, surtout en ce moment difficile de la politique internationale".
Le Premier ministre japonais Fumio Kishida a également exprimé sa haute estime personnelle pour l’ancien dirigeant soviétique: "Lors de sa première visite au Japon en 1991, il s'est rendu à Nagasaki, et après avoir quitté la présidence, il s'est rendu à Hiroshima en 1992. Je crois qu'en tant que dirigeant mondial convaincu de la nécessité d'éliminer les armes nucléaires, il a laissé derrière lui de grandes réalisations. Il a été marqué par une réflexion stratégique large et une détermination à agir".
Arnold Schwarzenegger, acteur, réalisateur, gouverneur de Californie de 2003 à 2011: "Il y a un vieux dicton: ‘Ne rencontrez jamais vos héros’. Je pense que c’est l’un des pires conseils jamais entendus. Mikhaïl Gorbatchev était l’un de mes héros, et ce fut un honneur et une joie de le rencontrer. J’ai été incroyablement chanceux de pouvoir l’appeler mon ami. Nous pouvons tous apprendre de sa vie fantastique".

Son rôle dans la fin de la guerre froide

Condoleezza Rice, secrétaire d’État américaine de 2005 à 2009: "Sans lui et son courage, il n'aurait pas été possible de mettre fin pacifiquement à la guerre froide".
Antonio Guterres, secrétaire général de l’Onu: "Le monde a perdu un leader mondial incontournable, un multilatéraliste engagé et un défenseur sans relâche de la paix".
Emmanuel Macron, Président français: "Son engagement pour la paix en Europe a changé notre histoire commune".
Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne: "Il a joué un rôle crucial pour mettre fin à la guerre froide et faire tomber le rideau de fer […]. Cet héritage, nous ne l'oublierons pas”.
Frank-Walter Steinmeier, Président de l'Allemagne, a exprimé sa "reconnaissance" pour la contribution de Gorbatchev à la réunification du pays.
Armin Laschet, homme politique allemand, membre de l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU): "Une seule personne peut-elle changer le monde? Oui. Elle le peut. Sans violence, sans chars, le retrait de 350.000 soldats soviétiques d'Allemagne, la liberté pour des millions de personnes en Europe centrale et orientale, l’unité allemande. Impensable sans Mikhaïl Gorbatchev. Une personnalité du siècle qui manque".
Liz Truss, secrétaire d'État britannique aux Affaires étrangères: "Aujourd'hui plus que jamais, cet héritage de coopération et de paix doit prévaloir".
Boris Johnson, Premier ministre du Royaume-Uni: "J'ai toujours admiré le courage et l'intégrité dont il a fait preuve pour mener la guerre froide à une conclusion pacifique".

Le chantre de la transparence et de la restructuration

Wopké Hoestra, ministre néerlandais des Affaires étrangères: "Son nom sera à jamais associé à la glasnost et à la perestroïka, la transparence et la restructuration, qui n'ont rien perdu de leur actualité aujourd'hui".

"Il croyait en la glasnost et la perestroïka – transparence (ouverture) et restructuration - non pas comme en de simples slogans, mais comme la voie à suivre pour le peuple soviétique après tant d'années d'isolement et de privations", a déclaré Joe Biden.

"L'espoir d'un autre avenir"

Pour beaucoup, Mikhaïl Gorbatchev a incarné l’espoir d’un changement mondial pacifique.
Ann Linde, cheffe de la diplomatie suédoise, s’est rappelé avoir été présente en 1985 lors du discours de Gorbatchev au Festival mondial de jeunesse: "Des dizaines et des milliers de jeunes, dont moi, ont entendu un autre ton, l'espoir d'un autre avenir loin de la répression et de la guerre froide", a-t-elle twitté.
Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France et ex-candidate à la présidence française, qui a fait plusieurs voyages en URSS pour apprendre la langue russe dans sa jeunesse dans des colonies de vacances soviétiques dans les années 1980, a également mis en valeur le "vent d’espoir" que Gorbatchev avait fait lever.
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