L’Onu appelée au secours des russophones en Ukraine

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Le ministère russe des Affaires étrangères exhorte les organisations internationales à intervenir après l'adoption par Kiev d'une loi limitant l'enseignement dans les langues des minorités nationales.

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Nouvelle loi linguistique en Ukraine: «Un génocide de la langue russe»
Moscou appelle les organisations internationales à exercer leur influence sur Kiev pour protéger les Ukrainiens russophones après l'adoption de la nouvelle loi sur l'éducation, a déclaré Anatoli Viktorov, délégué du ministère russe des Affaires étrangères pour les droits de l'Homme, la démocratie et la primauté du droit.

«Nous appelons les institutions internationales, dont le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'Homme, le Commissaire aux droits de l'Homme du Conseil de l'Europe, le représentant de l'OSCE pour la liberté des médias, le Haut-Commissaire de l'OSCE pour les minorités nationales, à exercer leur influence sur les autorités de Kiev pour protéger les millions de citoyens ukrainiens contre la violation de leurs libertés et droits fondamentaux», a indiqué le diplomate russe.

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Porochenko veut faire de l'anglais la deuxième langue d'Ukraine
Selon M.Viktorov, la nouvelle loi sur l'éducation présente un caractère manifestement discriminatoire, bafoue les droits des citoyens ukrainiens, qui sont pour la plupart russophones, et détruit l'équilibre linguistique qui existe dans le pays. Le document contredit la Constitution ukrainienne et les engagements internationaux de Kiev, souligne-t-il.

D'après le texte voté début septembre par la Rada, l'ukrainien devra, à partir de la rentrée 2018, être la langue principale au collège et au lycée. Les autres langues, notamment le russe, le hongrois, le roumain ou le polonais, parlées par les minorités ethniques résidant sur le territoire du pays, seront réservées au cours d'histoire, de langue et de littérature.

Plusieurs pays européens ont émis des critiques à l'encontre de la nouvelle loi. En signe de protestation, le Président roumain a annulé un déplacement officiel à Kiev, alors que la Hongrie a dénoncé un «coup de poignard dans le dos» et promis de ne plus soutenir l'Ukraine sur la scène internationale.

La Russie a pour sa part accusé Kiev de vouloir établir «un Etat unilingue dans un pays de fait multi-ethnique».

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