Le traité de paix que Moscou et Tokyo n'arrivent pas à conclure 70 ans après la Seconde Guerre mondiale sera au cœur des négociations entre Vladimir Poutine et Shinzo Abe qui se dérouleront au Japon en décembre. Une rencontre qui permettra en outre, selon le premier ministre, d'« obtenir des progrès importants dans plusieurs domaines politiques et économiques » ainsi qu'à « promouvoir les relations entre Tokyo et Moscou ». Une coopération que Washington ne voit pas d'un bon œil.
Tokyo, le plus fidèle allié des États-Unis, assure toutefois ne pas demander conseil à Washington concernant les négociations avec Moscou.
« Nous ne demandons pas conseil aux États-Unis concernant chaque point des négociations avec la Russie », a déclaré Shinzo Abe, admettant toutefois qu'« en tant qu'allié des États-Unis », le Japon « fait part de ses idées principales à la partie américaine ».
Évoquant la campagne électorale américaine, M. Abe a déclaré que le Japon ne pouvait pas se baser sur la situation politique aux États-Unis dans ses négociations avec la Russie.
Une occasion pour un député du Parti démocrate japonais de rappeler qu'en 1956, la déclaration signée entre le Japon et l'Union soviétique sur la fin de l'état de guerre avait été torpillée en raison de la position américaine.