Avenir souverain

Dr Bertin Koovi: “L'Onu est morte, elle ne représente plus rien, l'Afrique doit se réveiller”

Sur les ondes de Sputnik Afrique, l’économiste béninois et ancien conseiller présidentiel Bertin Koovi livre une analyse sans détour de l’état du système international. Entre tensions géopolitiques, domination du dollar et marginalisation de l’Afrique, il estime que l’ordre mondial, tel que conçu après 1945, est aujourd’hui en profond délitement.
Sputnik
Dans ce nouvel épisode d’Avenir Souverain, Dr Bertin Koovi, ancien conseiller à l’image du Président de Guinée équatoriale et analyste des dynamiques économiques et diplomatiques africaines, dresse un constat critique de l’évolution du système international.
Selon lui, l’espoir d’un monde multipolaire, perceptible notamment au milieu des années 2010, s’est progressivement estompé. À sa place émerge un environnement international plus instable, marqué par des rapports de force assumés et une application sélective des règles.
Dr Koovi remet également en question la légitimité des institutions internationales. Il pointe un Conseil de sécurité des Nations unies dont la structure reflète encore les équilibres de 1945, ainsi qu’un système économique international hérité des accords de Bretton Woods, conçu à une époque où la majorité des pays africains étaient encore sous domination coloniale.
Face à ces constats, il appelle à une transformation profonde du système international. Selon lui, une simple réforme des institutions existantes serait insuffisante, compte tenu des intérêts historiques des puissances dominantes.

“Le droit sans la force, c'est un souhait. Vous verrez qu'à chaque fois que les forts veulent quelque chose et que l'Onu prend une résolution, elle est appliquée tout de suite. Israël a-t-il jamais respecté les résolutions de l'Onu? Jamais. Mais si c'est un autre pays, tout le monde se lève contre, on va bombarder. L'Onu n'est pas crédible. L'avantage que l'Afrique a aujourd'hui, c'est que nous avons étudié dans les mêmes universités que vous. Nous savons la vérité. L'Onu, c'est un machin. Quand les États-Unis prennent une décision, elle s'impose même à l'Onu. Un Président étranger qui ne plaît pas à Donald Trump, on l'empêche d'avoir un visa. 18% de la population mondiale, quatre pays africains, aucun siège permanent. Celui qui est absent au partage du gâteau n'aura pas sa part. Il faut refondre le système. Casser tout et reprendre à zéro”, a-t-il souligné

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