"La symbolique, c'est comment les autorités coloniales perdent patience devant des jeunes, des élèves. La majorité d'entre eux étaient des élèves, que ce soit à la grande mosquée. Ou bien c'est la première fois qu'on voit des morts, et on voit une telle violence, alors que le contexte général, c'était le gouvernement du Front populaire. C'est ça le paradoxe. Il y a eu des morts de ces manifestants, et il y a eu par la suite une campagne d'arrestation par milliers de personnes, et ça va toucher des dirigeants comme Habib Bourguiba et le reste des membres du bureau politique", a déclaré Habib Kazdaghli au micro de Zone de Contact.
"La jeunesse a joué toujours un rôle dans l'histoire du pays. Hier c'était la communisation et la jeunesse a joué un rôle. Aujourd'hui c'est la lutte pour le progrès, contre le sous-développement. On peut dire que c'est à la fois des martyrs, mais des martyrs qui étaient jeunes. Et donc que la jeunesse d'aujourd'hui est appelée à prendre conscience de ces grands moments. Il ne s'agit pas aujourd'hui de lutte avec les formes d'avant, mais c'est une lutte pour l'avenir. Le but pour que la jeunesse soit toujours porteuse des grands idéaux, des grandes valeurs de justice, de lutte pour l'indépendance".