Ces pays subsahariens les plus attractifs pour les fusions-acquisitions

Les fusions et acquisitions ont des perspectives optimistes en Afrique subsaharienne en 2024-2025, d’après des entrepreneurs de la région, selon le réseau de cabinets de conseil et d’audit KPMG. Les pays les plus attractifs sont l’Afrique du Sud, le Nigeria et la Tanzanie.
Sputnik
Une centaine des grandes entreprises menant leurs activités en Afrique subsaharienne, ont émis des prévisions favorables sur le climat des affaires dans la région d’ici 2025, désignant les pays qui les attirent le plus, indique un rapport du réseau de cabinets de conseil et d’audit KPMG publié le 22 octobre.
L’Afrique du Sud est considérée comme le pays le plus attractif par 50% d’investisseurs stratégiques ciblés par l’enquête de KPMG.
Viennent ensuite le Nigeria, opté par 30% des répondants, et la Tanzanie (15%).
Les entrepreneurs s’intéressent aussi au Ghana (14%), au Kenya (14%), à l’île Maurice (14%), à la Zambie (11%), à l’Ouganda (10%), au Mozambique (6%) et au Zimbabwe (6%).
En 2022, l’Afrique du Sud a encaissé cinq des dix plus grosses transactions enregistrées dans la région. Les autres cinq grandes opérations ont été réparties entre le Nigeria qui a fait état de deux contrats de fusion-acquisition, viennent ensuite la Tanzanie, le Cameroun et l'Angola recensant chacun une transaction, rappelle KPMG.

Secteurs prioritaires pour investisseurs

En termes de valeur, les secteurs qui ont attiré le plus d’opérations de fusions-acquisitions en 2022 sont l’énergie (4,05 milliards de dollars), les mines (3,70 milliards), les services financiers (2,74 milliards) et la pharmacie, médecine et biotechnologie (2,67 milliards).
Pour ce qui est des domaines les plus prometteurs, près de la moitié des répondants (48%) citent celui du pétrole et du gaz suivi des biens de consommation (39%), des mines (37%), des technologies financières (33%), de l’industrie et la fabrication des produits chimiques (31%), de la technologie (21%) et des énergies renouvelables (17%).

Prévisions de hausse pour 2024-2025

Selon l’étude, sur le panel des 150 dirigeants d’entreprises ayant investi en Afrique au cours des quatre dernières années, plus des deux tiers (68%) s’attendent à une augmentation des transactions de fusion-acquisition en Afrique subsaharienne en 2024-2025.
- 31% d’entre eux envisagent une hausse significative;
- 37% des répondants s’attendent à une augmentation modérée.
En outre, 77% des entrepreneurs sondés ont l’intention d'injecter davantage de moyens dans les sociétés africaines qu’ils avaient acquises auparavant, témoignant par cela de leur volonté d’enraciner leur présence dans la région.
L’ensemble des entrepreneurs visés par l’enquête de KPMG, est réparti de manière égale entre les investisseurs originaires de la région et des entrepreneurs étrangers, donc résidents hors l’Afrique subsaharienne, selon le rapport.

Résultats de 2022

Dans la période post-pandémique de 2022, les opérations des fusions-acquisitions ont affiché un redressement au sud du Sahara. Contrairement aux autres régions du monde, cette partie territoriale a enregistré un volume record de transactions. À savoir, 297 contrats y ont été conclus au total, soit une hausse de 21% par rapport à 2021 et presque le double du niveau de 2020. Cinq des dix plus gros contrats ont été signés en Afrique du Sud, deux au Nigeria et les trois autres en Tanzanie, au Cameroun et en Angola.
C’est l’Afrique subsaharienne francophone qui a connu une année record en termes de volume de fusions et acquisitions en 2022, avec 15 transactions.
La valeur totale des transactions répertoriées en 2022 s’élève à 19,2 milliards de dollars. C’est un chiffre inférieur à celui signalé en 2021, mais qui reste dans la moyenne annuelle de la décennie précédente, indique le rapport. Celle-ci était due à une opération de rachat en 2021 des actifs africains du Groupe Bolloré basés en Côte d’Ivoire par MSC Mediterranean Shipping pour un montant record de 6,4 milliards de dollars.
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