Sommet des BRICS 2023 en Afrique du Sud

BRICS: Tebboune évoque un statut d'observateur pour l'Algérie

L’Algérie, candidate de longue date à l’entrée des BRICS, commencera par un statut d’observateur, a fait savoir le Président algérien. Selon lui, le principe algérien de non-alignement est très proche de l’ADN des BRICS.
Sputnik
L’Algérie bénéficie du soutien des BRICS et a obtenu l’accord du groupe pour la "première phase", a fait savoir le Président algérien à une quinzaine de jours du sommet des BRICS à Johannesburg.
"Nous nous sommes entendus pour que l’accession commence par une première phase, celle d’un État, membre observateur", a annoncé Abdelmadjid Tebboune le 5 août dans un entretien télévisé avec des médias nationaux.
Les membres des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) n’ont pas encore tranché sur les critères à retenir pour accepter de nouveaux membres, selon lui. Pourtant, "ce qui nous encourage est que les acteurs des BRICS nous soutiennent, à l’image de la Russie, de la Chine, de l’Afrique du Sud et même du Brésil".
L’Algérie a pour la première fois exprimé sa volonté d’adhérer aux BRICS fin juillet 2022. À la mi-juin 2023, lors d’une visite d’État en Russie, Abdelmadjid Tebboune a demandé d’accélérer l’entrée du pays dans le groupe.
Le sommet des BRICS, qui abordera la question de l'élargissement du groupe et les critères d’adhésion, aura lieu du 22 au 24 août à Johannesburg, en Afrique du Sud.

Vision géopolitique

Le principe algérien de non-alignement est très proche de l’ADN des BRICS, selon Abdelmadjid Tebboune.
"Le groupe des BRICS est le cœur battant du non-alignement. L’Algérie est un pays non aligné. Aucune base étrangère ne se trouve sur son sol. Elle ne fait partie ni de l’Otan ni de toute autre alliance militaire. Le non-alignement est la colonne vertébrale de la politique algérienne", a détaillé le Président algérien.
Il a souligné que les BRICS sont un pôle économique "qui peut avoir une coloration politique et qui est en phase de constitution". Pour lui, "l’Algérie et la Chine militent pour un monde multipolaire", car "un monde unipolaire n’est plus possible".
Discuter