Moscou réagit à l’aveu de Kiev sur l’attaque contre le pont de Crimée

La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères a réagi aux propos de la représentante de la Défense ukrainienne reconnaissant l’implication du pays dans l’attaque meurtrière du pont de Crimée. Elle a qualifié le régime de Kiev de "terroriste" et dénoncé un risque d’endommagement de la centrale nucléaire de Zaporojié par l’Ukraine.
Sputnik
Suite à la reconnaissance par la chef adjointe du ministère ukrainien de la Défense de la responsabilité du pays dans l’attentat sur le pont de Crimée, Moscou a qualifié le régime de Kiev de "terroriste". C’est ce qui ressort de la déclaration de la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères.
"Ils se sont lancés maintenant dans un plan pour "se sauver": endommager systématiquement la centrale nucléaire de Zaporojié", a ajouté Maria Zakharova sur sa chaîne Telegram ce 9 juillet.
Elle estime que "le sommet de l'Otan [programmé pour les 11 et 12 juillet, ndlr] aurait dû se concentrer sur ce sujet", car "l'écrasante majorité des membres de l'Alliance se trouverait dans la zone directement touchée".

Attentat ayant emporté quatre vies

Le pont de Crimée, reliant la péninsule à la région de Krasnodar, a été partiellement détruit le 8 octobre lorsqu’un camion piégé a explosé. Au moment de la déflagration, un train de marchandises passait à côté. Sept wagons-citernes avaient alors pris feu. L’attaque a fait quatre morts.
Résultat, deux travées de la route en direction de Kertch se sont effondrées, tandis que la route en sens inverse est restée intacte. La circulation a été rouverte sur la voie après un mois et demi de réparations.
Les dirigeants ukrainiens avaient plusieurs fois menacé de faire sauter cet ouvrage inauguré par le Président russe en 2018.
Vladimir Poutine a pour sa part désigné cette attaque comme un attentat organisé par le régime de Kiev.

Tensions autour de la centrale

En outre, depuis plusieurs semaines, la centrale nucléaire de Zaporojié fait de nouveau l’objet de toutes les attentions. Kiev a accusé Moscou de vouloir procéder à une explosion localisée, en vue de provoquer une fuite radioactive. La Russie qui contrôle le site a à son tour rejeté ces accusations, dénonçant des "provocations" visant à discréditer les autorités russes.
Le 4 juillet, un conseiller du groupe russe Rosenergoatom avait pour sa part affirmé que c’était bien Kiev qui s’apprêtait à attaquer la centrale, à l’aide de drones et d’un missile Totchka-U contenant des déchets radioactifs. Une telle attaque contre le site toucherait "le monde entier", a mis en garde la porte-parole de la diplomatie russe.
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