Donbass. Opération russe

Lavrov: en Afrique on "en a ras le bol" de la pression occidentale relative aux sanctions antirusses

Certains pays d’Afrique et d’Amérique latine se plaignent d’être harcelés par l’Occident qui réclame qu’ils se joignent aux sanctions antirusses, selon le ministre russe des Affaires étrangères. En échange, l’Occident promet de ne pas les punir.
Sputnik
L’Occident casse les pieds aux pays d’Afrique et d’Amérique latine en exigeant d’eux qu’ils se joignent aux sanctions contre la Russie, estime le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov.
"[Les pays occidentaux] menacent directement et punissent. Certains de mes amis en Afrique et en Amérique latine se plaignent d’en avoir ras le bol des exigences occidentales de se joindre aux sanctions. Je leur ai demandé ce qui leur a été proposé en échange d’un point de vue économique et financier. Ils avouent en baissant les yeux qu’en échange, on leur promet de ne pas les punir. En voilà une diplomatie", a fait savoir le ministre dans une interview accordée à la chaîne de télévision Tsargrad.

Le nombril du monde

Selon lui, les déclarations de l’Occident d’après lesquelles il "a isolé" la Russie témoignent du fait qu’il se prend pour le nombril du monde.
"C’est l’unique explication à sa politique actuelle", avance le ministre.

"Les tentatives de l’Occident de contraindre les pays du Sud global -comme nous les appelons maintenant- à se joindre aux sanctions antirusses se heurtent à la volonté de la majorité écrasante des pays en développement de mener leur politique sur la base de leurs intérêts nationaux, des besoins de leur économie et de leurs problèmes sociaux", a ajouté M.Lavrov.

Les raisons de l’opération en Ukraine décortiquées par Poutine

Il a précisé que Vladimir Poutine avait expliqué dans le menu détail les causes du début de l’opération militaire spéciale: le coup d’État en Ukraine, le refus de Kiev d’honorer les accords de Minsk, les opérations militaires contre les civils du Donbass pendant huit ans.

"[Le Président russe] a démontré que nous n’avons pas eu d’autre choix. D’aucuns peuvent ne pas l’accepter. L’Occident ne l’a pas accepté. Que les autres décident par eux-mêmes de qui a raison, qui a tort et quelle position occuper: pour, contre ou neutre. Mais on ne les laisse pas faire. Ils sont pressés de jour en jour, on leur dicte, on les force à se joindre à quelque chose d’antirusse. Ceux qui sont sûrs d’avoir raison ne se comportent pas de cette façon", a conclu le ministre.

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