Moscou précise la durée de prolongation de l’accord céréalier

La Russie a prolongé l’initiative céréalière de la mer Noire pour 60 jours et en a notifié toutes les parties prenantes, a détaillé la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères. Moscou lie l’extension ultérieure de l’accord à des "progrès réels" dans le déblocage des exportations russes d’engrais et de denrées alimentaires.
Sputnik
Moscou a informé "l’ensemble des parties prenantes" que l’accord céréalier était prolongé de 60 jours et non 120, a déclaré le 18 mars la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova.
Pour cela, Moscou a notifié les parties prenantes non seulement verbalement, mais aussi avec des notes spéciales, selon la responsable.
Ainsi, l’accord, qui permet la reprise des exportations de céréales ukrainiennes via la mer Noire et prévoit la facilitation des livraisons d’engrais russes, reste effectif jusqu’au 18 mai.
Le Président turc, Recep Tayyip Erdogan, et l’Onu ont également confirmé, toujours le 18 mars, la prolongation de l’accord, sans mentionner sa durée. Quant à l’Ukraine, le ministre ukrainien des Infrastructures Oleksandr Koubrakov a affirmé sur Twitter que l’accord avait été prolongé de 120 jours.

Faciliter les exportations d’engrais russes

Prévoyant la reprise des exportations de céréales ukrainiennes et le déblocage des exportations russes d’engrais et de denrées alimentaires, l’accord céréalier a été initialement signé en juillet 2022 par la Russie, la Turquie, l'Ukraine et l'Onu.
Il expirait le 18 novembre 2022, mais a été automatiquement reconduit pour 120 jours de plus, jusqu'au 18 mars. Selon ses termes, il devait être automatiquement prolongé pour la même période de 120 jours sauf si une des parties notifiait à l’autre son intention d’y mettre fin ou de la modifier.
La Russie lie la prolongation de l'accord au respect du mémorandum signé avec l’Onu, qui prévoie la facilitation des livraisons d’engrais et de produits alimentaires russes. Moscou a à maintes reprises souligné que cette condition particulière n'était pas remplie, malgré les assurances des Nations unies. D’après Vassili Nebenzia, représentant de la Russie au Conseil de sécurité de l’Onu, ce mémorandum "ne fonctionne tout simplement pas".
"Notre position ultérieure sera déterminée en fonction des progrès réels, non pas en paroles, mais en actes, dans la normalisation de nos exportations agricoles", a détaillé sur Telegram le ministère russe des Affaires étrangères le 18 mars dans la soirée.
Concrètement, d’après le ministère, il s’agit de progrès dans la mise en œuvre des "paiements bancaires, la logistique des transports, les assurances, le dégel des activités financières et l'approvisionnement en ammoniac par le pipeline Togliatti-Odessa".
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