Sabotage des Nord Stream: un eurodéputé explique les mobiles des États-Unis

Les États-Unis ont organisé le sabotage des Nord Stream afin de rompre les liens économiques entre Moscou et Berlin, avance l’eurodéputé allemand Gunnar Beck (AfD).
Sputnik
Le sujet du sabotage des gazoducs Nord Stream refait surface après les récentes révélations du journaliste d’investigation américain Seymour Hersh affirmant que les États-Unis seraient à son origine.
L’eurodéputé Gunnar Beck (Alternative pour l’Allemagne, AfD) a livré sa vision des mobiles américains au quotidien Izvestia.

Ces Russes étranges qui font des choses étranges

Selon lui, les pays occidentaux ne s’intéressent pas à l’enquête ouverte pour sabotage. Pour eux, la version d’après laquelle la Russie a fait sauter les gazoducs serait la plus convenable.
"Personne ne sait pourquoi ils [les Russes, ndlr] se sont fait du tort, mais ce sont des hommes étranges et ils font des choses étranges. Nous devons les craindre", a détaillé le député.
Mais beaucoup en Allemagne n’y croient pas, malgré toutes les tentatives de diabolisation de Moscou.

Les raisons de Washington

"Les États-Unis n’ont pas aimé le rapprochement économique entre l’Allemagne et la Russie. Ils font quelque chose ou ont tenté de faire quelque chose qui puisse rompre ces relations. Ils font comprendre à tous leurs alliés que c’est ce qu’ils ont fait et qu’ils ne veulent aucun bruit à ce sujet", a-t-il indiqué.
M.Beck estime également que le but était non seulement de rompre les liens énergétiques entre la Russie et l’Allemagne, mais aussi entre la Russie et la plupart des pays d’Europe occidentale et orientale.

Seymour Hersh accuse

À l'automne dernier, les pays occidentaux avaient accusé la Russie d’avoir fait sauter trois tronçons des gazoducs Nord Stream 1 et Nord Stream 2. Moscou en avait accusé les Anglo-Saxons.
Le 8 février, le journaliste américain Seymour Hersh a affirmé dans un article que des plongeurs de l’US Navy avaient posé des explosifs sur les pipelines et que ces explosifs avaient été activés trois mois plus tard par des Norvégiens.
La Maison-Blanche, la CIA et la Norvège ont démenti dans la foulée les mises en cause du journaliste.
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