Blessé dans un attentat, le chef de la Maison russe à Bangui a besoin d’être rapatrié

Visé par un colis piégé, le chef de la Maison Russe de Centrafrique a besoin d’une évacuation d’urgence vers la Russie.
Sputnik
Victime d’un attentat, le chef de la Maison russe en Centrafrique Dmitri Sytyi, va sans doute devoir être rapatrié, a déclaré l’ambassade russe à Bangui. Le responsable est toujours hospitalisé dans la capitale, où il a reçu la visite de l’ambassadeur russe Alexander Bikantov.
"L'état du directeur de la maison russe Dmitry Sytyi reste stable. Les médecins continuent de se battre pour sa vie. Dmitry Sytyi aura besoin d'une évacuation d'urgence vers la Russie pour rétablir sa santé", a ainsi écrit l’ambassade russe sur sa page Facebook*.
L’ambassadeur centrafricain à Moscou, Leon Dodonu-Punagaza,a par ailleurs déclaré que ses concitoyens adressaient leur soutien à la victime. Le lendemain de l’attentat, plusieurs manifestants s’étaient déjà rendus devant l’hôpital pour souhaiter un prompt rétablissement à Dmitri Sytyi.
Les investigations se poursuivent pour faire toute la lumière sur les faits. La police centrafricaine enquête pour savoir comment DHL a livré le colis contenant l’explosif, ont confié des sources policières à Sputnik.

Attentat et dénégations

Ce 16 décembre, le chef de la Maison russe en Centrafrique avait reçu un colis piégé qui avait explosé dans ses mains. Le responsable avait auparavant reçu des lettres de menaces en provenance de pays étrangers, lui promettant des représailles si la Russie ne quittait pas le pays, à en croire la Communauté des officiers pour la sécurité internationale (COSI).
L’entrepreneur Evgueni Prigojine a pour sa part déclaré qu’une note accompagnait le colis piégé, ainsi libellée: "C’est pour toi de la part de tous les Français, les Russes se barreront de l’Afrique". Interrogé à ce sujet, la ministre française des Affaires étrangères Catherine Colonna a nié les faits, parlant de "propagande russe".
Les autorités centrafricaines ont quant à elles fustigé une "attaque terroriste", faisant plus largement partie d’une "campagne de déstabilisation" contre le pays. L’Onu a également condamné l’attentat.
* Meta (Facebook et Instagram) est interdite en Russie pour activités extrémistes.
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