Moscou: les USA détruisent délibérément le système global de stabilité stratégique

La diplomatie russe estime que Washington œuvre obstinément pour la destruction du système global de stabilité stratégique en se retirant de tous les accords internationaux, selon la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova.
Sputnik

Les autorités des États-Unis cherchent à démanteler le système mondial de stabilité stratégique, a déclaré dimanche 24 mai la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, à la chaîne de télévision Rossiya 1.

«La stabilité stratégique et tous les documents qui en constituent sa base et qui ont créé un cadre juridique des actions pour les États, tout cela a été systématiquement détruit par les États-Unis […]. Cela montre que les États-Unis […] œuvrent délibérément pour la destruction du système de stabilité stratégique», a indiqué Mme Zakharova.

Elle a rappelé que les États-Unis se sont notamment retirés du traité de défense antimissile (ABM), du Traité sur les missiles à moyenne et courte portée et refusé de ratifier les traités sur les essais nucléaires.

«À présent, c’est le tour du traité Ciel ouvert. Il reste encore le traité New Start, mais c’est probablement le dernier. Ils ont expliqué plusieurs fois pourquoi ils le font, ils se sentent exceptionnels», a noté Mme Zakharova.

Retrait US du traité Ciel ouvert

Le Président Donald Trump a annoncé jeudi 21 mai l'intention de Washington de se retirer du traité Ciel ouvert qui permet d'organiser des vols de surveillance non armés sur la totalité du territoire des États membres afin de renforcer la compréhension et la confiance mutuelle.

Les USA ont évoqué la possibilité d’un premier essai nucléaire depuis 1992, selon le Washington Post
Expliquant cette décision, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a de nouveau accusé la Russie de violer le traité Ciel ouvert. Moscou insiste sur l’attachement de la Russie au respect du traité Ciel ouvert et accuse, pour sa part, Washington, de violer ses clauses.

La France et neuf autres pays européens ont regretté la décision des États-Unis.

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