Tournure inattendue dans l’affaire du Koweïtien accusé de viol d’une mineure au Maroc

Alors qu’il devait être jugé mardi 11 février, le touriste koweïtien de 24 ans accusé de détournement et de viol d’une mineure de 14 ans à Marrakech ne s’est pas présenté au tribunal. Il aurait quitté le pays suite à sa libération conditionnelle.
Sputnik

Le touriste koweïtien de 24 ans mis en cause dans l’affaire de détournement d’une mineure de 14 ans et d’agressions sexuelles à Marrakech, au Maroc, aurait quitté le royaume chérifien aussitôt après avoir été remis en liberté sous caution par le tribunal de la ville. L’information a été révélée par un communiqué de l’Association marocaine des droits humains (AMDH) cité par le site d’information Médias 24 qui a indiqué auparavant que le parquet général avait fait appel de cette libération conditionnelle.

Ainsi, selon le communiqué de la section Marrakech-Ménara de l’AMDH, le premier président de la Cour d'appel a déclaré que «le mis en cause a quitté le territoire national quelques heures après sa libération provisoire […], malgré les garanties écrites présentées par l'ambassade du Koweït à la justice marocaine».

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L’AMDH qui se dit «étonnée» par le manque d’engagement de l’ambassade du Koweït a annoncé son intention de recourir à toutes «les dispositions internationales sur les droits de l'enfant et contre le viol et la traite humaine, et à poursuivre l'accusé devant une juridiction internationale».

Auparavant, suite à la remise en liberté du prévenu, l’AMDH avait affirmé son intention de se constituer partie civile dans ce dossier qu’elle a elle-même révélé pour que l’accusé soit jugé conformément à la loi, indique Médias 24.

L’accusé, Abderrahmane Mohamed Samran Al-Azmi, devait être jugé mardi 11 février à la Chambre criminelle près de la Cour d’appel de Marrakech. Il est poursuivi pour «attentat à la pudeur avec violence» sur une mineure de 14 ans, souligne le site d’information.

L’agression

Le média précise que les faits remontent à juillet 2018, à Marrakech. L’intéressé avait alors donné rendez-vous à la victime dans une villa de la ville.

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Suite à cette rencontre, explique Médias 24, la jeune fille a porté plainte contre l’homme pour «rapports sexuels forcés et violents», ce que ce dernier a toujours nié précisant qu’ils étaient «consentis et payants».

Or, selon le procès-verbal remis à la justice par les enquêteurs de la police judiciaire, que le site d’information affirme avoir consulté, l’enquête préliminaire a conclu sur des faits avérés de détournement de mineure et d’attentat à la pudeur avec défloration.

Selon Médias 24, le mis en cause a été remis en liberté après avoir payé une caution de 30.000 dirhams (2.800 euros), tout en restant sous surveillance policière avec interdiction de quitter le territoire marocain.

Au Maroc, 2.500 actions en justice ont été engagées par le ministère public en 2018 contre des personnes ayant commis des agressions sexuelles sur des enfants, selon un bilan officiel.

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