L’ex-ministre algérien de la Défense Nezzar et son fils risquent la peine de mort

L’ex-ministre algérien de la Défense, son fils et le PDG de la Société algérienne de pharmacie sont sous mandats d’arrêt internationaux émis par la justice militaire. Selon les chefs d’accusation retenus, ils risqueraient des peines de 5 à 20 ans de prison ferme, voire la peine de mort.
Sputnik

Le procureur général du tribunal militaire de Blida a lancé, ce mardi 6 août, l’émission d’un mandat d’arrêt international à l’encontre du général-major à la retraite Khaled Nezzar, ex-chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP) et ex-ministre de la Défense nationale, a indiqué la télévision nationale algérienne ENTV. Deux autres notices rouges ont été délivrées visant Lotfi Nezzar, fils de l’ex-ministre de la Défense et directeur général de la société des télécommunications SLC, et Farid Belhamdine, PDG de la Société algérienne de pharmacie, a complété la même source.

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Selon l’ENTV, les chefs d’accusation retenus contre les trois mis en cause sont: «complot et atteinte à l’ordre public», en vertu des articles 77 et 78 du Code pénal, ainsi que de l’article 284 du Code de justice militaire.

Ils risqueraient la peine de mort

L’article 77 du Code pénal stipule que «l’attentat, dont le but a été de détruire ou de changer le régime, soit d’inciter les citoyens ou habitants à s’armer contre l’autorité de l’État ou s’armer les uns contre les autres, soit à porter atteinte à l’intégrité du territoire national, est puni de la peine de mort». «L’exécution ou la tentative constitue seule l’attentat», précise le même article.

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L’article 78 du Code pénal affirme, lui, que «le complot ayant pour but les crimes mentionnés à l’article 77, s’il a été suivi d’un acte commis ou commencé pour en préparer l’exécution, est puni de la réclusion à temps de 10 à 20 ans». «Si le complot n’a pas été suivi d’un acte commis ou commencé pour en préparer l’exécution, la peine est celle de la réclusion à temps de 5 à 10 ans», ajoute-t-il.

Le 14 mai dernier, le général Khaled Nezzar avait été entendu, au tribunal militaire de Blida, comme témoin dans l’affaire impliquant Saïd Bouteflika, le frère cadet de l’ex-Président de la République, les généraux à la retraite Toufik et Tartag, ex-chefs des services de renseignement algériens, ainsi que Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des Travailleurs (PT).

L’ancien ministre de la Défense est ressorti libre de cette audition. Il en a profité pour quitter l’Algérie en compagnie de son fils Lotfi, a précisé TSA.

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