Pour Moscou, la réputation et l’autorité d’Interpol ont été ternies par l’ingérence US

A la veille de l’élection du président d’Interpol, une campagne de désinformation visant le candidat russe Alexandre Prokoptchouk a été lancée par les États-Unis qui ont voulu entacher la réputation de cette organisation, a annoncé jeudi la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova.
Sputnik

Face à la polémique, un général russe cède la présidence d’Interpol à un Sud-Coréen
La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a souligné jeudi l'ingérence américaine dans les affaires intérieures d'Interpol lors de l'élection du président de cette organisation internationale.

«La période pré-électorale a été marquée par une campagne de désinformation, de pressions et de mensonges. Malheureusement, elle a été lancée par les États-Unis contre le candidat de la Russie», a-t-elle déclaré lors de la séance hebdomadaire d'information.

La Russie dénonce l'ingérence US dans les élections à la présidence d'Interpol
Selon elle, la partie américaine a tout fait pour obtenir la défaite du candidat russe Alexandre Prokoptchouk.

«Washington a même renoncé à ses principes de non-communication de ses préférences concernant les candidats à un poste d'une organisation internationale, a déployé ses moyens diplomatiques pour s'opposer ouvertement à l'élection du candidat russe», a affirmé Mme Zakharova.

Moscou considère que ces actions sont inadmissibles et nuisent à la réputation et l'autorité d'Interpol, a ajouté la porte-parole de la diplomatie russe.

L'élection du président d'Interpol a eu lieu mercredi à Dubaï. Les délégués de cette organisation ont élu le Sud-Coréen Kim Jong-yang. Le candidat russe, vice-président de l'organisation, le général Alexandre Prokoptchouk, était considéré comme le favori du scrutin par les médias.

Qui est ce général russe dont la candidature à la tête d’Interpol agite tant les esprits?
Bien que le poste de président soit plus honorifique qu'opérationnel, la candidature de M.Prokoptchouk avait agité les esprits qui craignaient que l'organisation internationale ne devienne un outil au service du Kremlin. L'Ukraine a menacé lundi de se retirer d'Interpol en cas de victoire du candidat russe. Le 20 novembre, certains sénateurs américains ont demandé à Donald Trump et l'Assemblé générale de cette organisation de ne pas laisser Alexandre Prokoptchouk emporter cette élection.

En réponse, le ministère russe de l'Intérieur a dénoncé mardi une «politisation inadmissible» d'Interpol face à la levée de boucliers suscitée par des informations indiquant qu'un général russe était favori pour présider une organisation internationale. Le Kremlin, de son côté, a pointé du doigt l'ingérence des sénateurs américains dans les affaires internes d'Interpol.

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