Une alimentation saine mais pas pour tout le monde: la science donne sa réponse

On ne cultive pas assez de fruits et de légumes pour pouvoir assurer une alimentation saine à tous les habitants de la planète bleue, ont constaté des scientifiques canadiens après avoir mené une étude approfondie sur ce sujet.
Sputnik

Des spécialistes canadiens de l'Université de Guelph se sont intéressés au problème de savoir si la quantité de fruits et de légumes cultivée actuellement était suffisante pour assurer à tout un chacun la possibilité de s'alimenter sainement, relate le portail Phys.org.

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Des scientifiques ont comparé la quantité de fruits et légumes nécessaire pour une alimentation saine, recommandée pour être en forme, avec la quantité produite par le secteur agricole, et ils ont ce faisant mis au jour un écart considérable entre les deux. Ainsi, ils ont établi que l'industrie alimentaire produisait des quantités excessives de blé et de produits à forte teneur en lipides ou en glucose. Dans le même temps, la production de fruits, de légumes et de produit riches en protéines ne couvre pas les besoins de l'ensemble de la population mondiale.

D'après les recommandations, le régime alimentaire d'un individu doit être composé de 50% de fruits et de légumes, de 25% de blé complet tandis que les derniers 25% sont réservés aux protéines, aux lipides et aux produits laitiers.

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Les spécialistes ont calculé combien de terres agricoles seraient nécessaires pour couvrir les besoins de tous les habitants de la planète bleue. Ils ont ajusté ce paramètre à une population estimée à 9,8 milliards d'individus vers 2050.

Les résultats obtenus ont montré qu'à l'heure actuelle, 12 parts de blé sont produits pour chaque individu au lieu des huit qui sont recommandées. En revanche, on produit 5 parts de fruits et de légumes au lieu d'en produire 15, et trois parts de nourriture riche en protéines au lieu de cinq.

Selon les spécialistes, les changements à opérer dans l'industrie agricole pour la mettre en conformité avec les recommandations diététiques impliqueraient la réduction des terres agricoles de 50 millions d'hectares.

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