La Suède cherche à bloquer Nord Stream 2

Nord Stream 2 est loin de faire l’unanimité en Europe. Suite au soutien allemand, plusieurs personnalités politiques suédoises cherchent à mettre des bâtons dans les roues au projet gazier russe, invoquant la politique énergétique, l’écologie et la sécurité.
Sputnik

Plusieurs partis politiques suédois prônent la suspension du projet gazier Nord Stream 2 et cherchent à empêcher sa construction, rapporte Sveriges Radio.

Nord Stream 2: le chef de la diplomatie allemande fustige la posture américaine
«Nord Stream 2 est une mauvaise proposition aussi bien en termes de politique énergétique et d'écologie que sur le plan de la sécurité. Nous militons activement pour arrêter par tous les moyens ce projet», a déclaré Karin Enström, femme politique suédoise et membre des Modérés.

Cet avis a trouvé écho chez Lars Adaktusson, membre des Chrétiens-démocrates, Jonas Eriksson, président du parti Les Verts ainsi que Jens Holm, député du Parti de gauche. Ces politiciens se prononcent en soutien de la Commission européenne militant pour l'amendement de la législation, ce qui pourrait permettre de suspendre la construction du gazoduc.

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Le gazoduc Nord Stream 2 traversera la mer Baltique, reliant les fournisseurs russes aux consommateurs européens sur plus de 1.200 km. Le pipeline aura une capacité de 55 milliards de mètres cubes de gaz par an. Le projet a un coût estimé à près de 10 milliards d'euros. Les partenaires de Gazprom dans le projet sont Engie, OMV, Shell et deux sociétés allemandes, BASF et Uniper.

Parmi les plus farouches opposants à Nord Stream 2 figure notamment Donald Trump qui cherche depuis plusieurs mois à mettre des bâtons dans les roues au projet gazier russe en allant jusqu'à évoquer la possibilité de sanctionner ses partenaires européens pour leur implication dans la construction du gazoduc.

En revanche, le chef de la diplomatie allemande, Heiko Maas a fustigé la posture américaine en la matière. L'Europe devrait décider de ses importations du gaz en fonction du prix de ce dernier et non pas sous la pression des sanctions, affirmait-il.

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