La Terre va devoir se protéger face à ces microbes mutants venus de l’espace

À l’issue de plus de 10 ans d’expériences, des scientifiques russes ont découvert que la résistance aux antibiotiques des micro-organismes augmenterait proportionnellement à leur temps passé dans l’espace. Ces «organismes mutants» pourraient ainsi menacer la vie terrestre, indique le rapport des chercheurs.
Sputnik

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Les micro-organismes augmenteraient leur résistance aux antibiotiques après avoir été exposé au vide de l'espace pendant un certain temps, annonce un rapport de chercheurs russes qui sera présenté lors de la réunion du Committee on Space Research (COSPAR), ce mois de juillet aux États-Unis.

Selon les scientifiques, ces microbes «mutants» pourraient représenter un danger considérable pour la vie sur Terre et sur d'autres planètes.

Ces expériences ont été menées depuis 2005 dans le secteur russe de la Station spatiale internationale (ISS). Des échantillons de 68 organismes, des bactéries aux vertébrés ou aux embryophytes, ont été placés dans un contenant «bio-risque» installé à la surface de l'ISS. Tous les six mois, les échantillons ont été renvoyés sur Terre pour y être étudié de manière plus approfondie.

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À l'issue de leur travail, les chercheurs ont découvert qu'après 31 mois dans l'espace, les bactéries Bacillus subtilis avaient développé une résistance à six sur huit médicaments antibiotiques. On peut ainsi en conclure que dans les conditions défavorables de l'espace, seules les souches les plus fortes et agressives survivent.

La possibilité que des micro-organismes ayant muté dans l'espace puissent menacer la vie sur Terre nécessiterait de mettre en place une véritable «quarantaine planétaire» pouvant être adaptée à cette menace, estiment les scientifiques russes.

Le principe de la «quarantaine planétaire» est utilisé lors toutes les missions spatiales. Il vise à protéger la Terre et les planètes avoisinantes d'une pollution biologique et bactériologique. En 1967, les États-Unis, l'URSS et d'autres nations du monde avaient signé un accord pour protéger la Terre des mutations biologiques. Cet accord prévoit cinq catégories de protection planétaire ainsi qu'une stérilisation poussée des vaisseaux spatiaux.

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