Cette espèce, désormais connue sous le nom de Sibirotitan astrosacralis, est devenue l'une de plus anciennes créatures dinosaures sauropodes (Titanosaurus) jamais découvertes en Asie.
Décrire le Sibirotitan est devenu possible grâce aux dents, aux vertèbres ainsi qu'à la croupe d'une cinquantaine de centimètres qui avaient été découverts antérieurement aux alentours du village Chestakova, dans la région de Kemerovo en Sibérie, un lieu connu pour des trouvailles archéologiques en lien avec les dinosaures.
Les scientifiques ont avoué qu'obtenir ces fossiles n'avait pas été une tâche facile.
«La difficulté principale résidait dans le fait qu'une couche géologique dont on avait besoin se trouvait au milieu d'un rocher. Donc, les scientifiques ont travaillé avec un équipement d'alpiniste à une altitude de quatre mètres», relate le service de presse.
À l'heure actuelle, les fossiles sont conservés à l'Université d'État de Tomsk.
Les chercheurs estiment que tout un squelette de Sibirotitan pourrait être caché dans cet endroit où ils menaient des recherches néanmoins il serait très difficile de l'extraire de l'arénite.
D'après un spécialiste de l'Université d'État de Saint-Pétersbourg, Pavel Skoutchas, qui a participé à l'expédition, les découvertes de titanosaurus comme le Sibirotitan font s'interroger sur les origines de cette espèce.
«Par le passé, on estimait que les titanosaurus étaient apparus au Crétacé en Amérique du sud il y a environ145 millions d'années. Les récentes données permettent de supposer qu'ils sont en réalité apparus pour la première fois en Asie», a-t-il déclaré.