"Ce système a bouleversé les équilibres de nos sociétés"

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 "Ce système a bouleversé les équilibres de nos sociétés"

Avant la colonisation, l'Afrique ne connaissait pas la prison. Les Européens l'ont imposée pour contrôler et exploiter. Deux prisons sont nées : une de droit commun, et une autre politique pour briser toute résistance.

Les détenus étaient utilisés comme main-d'œuvre gratuite pour les routes, les ports et les chemins de fer. Le Code de l'indigénat faisait de l'administrateur colonial à la fois le juge et le bourreau.

Dans Le Narratif Africain, Maryam Feudjio reçoit Nyamien Messou N'Guessan, ancien ministre du Travail de Côte d'Ivoire, qui analyse cet héritage colonial.

"Nous avions une prison avec deux fonctions distinctes. Une prison de droit commun. Et une autre prison qui était d'une nature plus politique, puisqu'il s'agissait de faire en sorte que, s'il y avait des rebelles aux instructions de l'administration coloniale, cela ne soit pas un exemple pour d'autres", a souligné l'expert.

Les indépendances n'ont pas changé le système. Aujourd'hui, 97% au Libéria, 88% au Mali, 79% au Bénin et 76% au Niger sont en détention provisoire, sans procès.

 Un héritage colonial qui continue d'entraver la justice en Afrique.

Pour en savoir plus, écoutez l'épisode en entier sur:

 

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