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Retrait de la CPI : le pari judiciaire des États du Sahel
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Dans ce nouvel épisode de Tandem, l'animateur Issiaka Coulibaly reçoit Abdallah Yattara, consultant à Formaterra, pour décrypter une décision majeure: le... 28.07.2026, Sputnik Afrique
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Retrait de la CPI : le pari judiciaire des États du Sahel
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Dans ce nouvel épisode de Tandem, l'animateur Issiaka Coulibaly reçoit Abdallah Yattara, consultant à Formaterra, pour décrypter une décision majeure: le retrait officiel du Mali de la Cour pénale internationale, quelques jours après une annonce similaire du Niger.
Cette décision, qui s'inscrit dans la dynamique souverainiste de l'Alliance des États du Sahel (AES), soulève de nombreuses questions sur l'avenir de la justice internationale en Afrique.Abdallah Yattara explique que le Mali avance deux raisons principales :Il souligne que les critiques adressées à la Cour ne sont pas nouvelles : les interventions en Libye, en Irak ou en Palestine ont renforcé la perception d'une institution qui cible avant tout les pays du Sud.Pour pallier ce retrait, l'AES envisage la création d'une Cour pénale des droits de l'homme du Sahel, ainsi qu'une prison régionale. Abdallah Yattara relève toutefois un défi de taille :Il met également en garde contre une tentation : faire de cette future Cour un instrument politique.Interrogé sur le sort des victimes, l'expert se montre lucide:Il appelle les autorités à ne jamais subordonner la justice à des considérations politiques, notamment en échangeant la libération de terroristes contre celle de prisonniers militaires.Enfin, il insiste sur la nécessité pour le Mali de préserver son unité nationale et de choisir entre la poursuite de la guerre et la mise en œuvre des instruments de paix déjà élaborés.► Retrouvez tous les épisodes du podcast Tandem.Apple Podcasts Deezer Spotify Pocket Casts Podcast Addict Afripods Overcast Castbox
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Retrait de la CPI : le pari judiciaire des États du Sahel
10:00 28.07.2026 (Mis à jour: 14:07 28.07.2026) Dans ce nouvel épisode de Tandem, l'animateur Issiaka Coulibaly reçoit Abdallah Yattara, consultant à Formaterra, pour décrypter une décision majeure: le retrait officiel du Mali de la Cour pénale internationale, quelques jours après une annonce similaire du Niger.
Cette décision, qui s'inscrit dans la dynamique souverainiste de l'Alliance des États du Sahel (AES), soulève de nombreuses questions sur l'avenir de la justice internationale en Afrique.
Abdallah Yattara explique que le Mali avance deux raisons principales :
" Le Mali estime que la CPI était un instrument impérialiste et néo-colonial, et qu'elle applique une justice à deux vitesses. "
Il souligne que les critiques adressées à la Cour ne sont pas nouvelles : les interventions en Libye, en Irak ou en Palestine ont renforcé la perception d'une institution qui cible avant tout les pays du Sud.
Pour pallier ce retrait, l'AES envisage la création d'une Cour pénale des droits de l'homme du Sahel, ainsi qu'une prison régionale. Abdallah Yattara relève toutefois un défi de taille :
"La volonté politique existe, c'est certain. Mais les moyens financiers, eux, sont très limités. Les budgets de ces trois pays sont largement absorbés par la masse salariale, la défense et le remboursement de la dette."
Il met également en garde contre une tentation : faire de cette future Cour un instrument politique.
" Si on utilise cette Cour comme un outil politique pour gérer le terrorisme, on aura fait fausse route. La justice doit rester la justice. "
Interrogé sur le sort des victimes, l'expert se montre lucide:
" Les victimes veulent que justice soit rendue. En attendant la mise en place de la nouvelle Cour, elles risquent de patienter encore longtemps. "
Il appelle les autorités à ne jamais subordonner la justice à des considérations politiques, notamment en échangeant la libération de terroristes contre celle de prisonniers militaires.
Enfin, il insiste sur la nécessité pour le Mali de préserver son unité nationale et de choisir entre la poursuite de la guerre et la mise en œuvre des instruments de paix déjà élaborés.
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