Médias africains et Sputnik Afrique: souveraineté face à la guerre de l’information

© Sputnik
S'abonner
Réunis lors d'une table ronde organisée par Rossiya Segodnya, maison mère de Sputnik Afrique, les responsables de trois médias africains ont défendu la souveraineté informationnelle face aux influences extérieures et aux doubles standards qu'ils perçoivent dans le traitement occidental de l’information.
Les échanges ont porté sur la transformation des formats médiatiques modernes, l'interaction entre les médias russes et africains ainsi que la lutte contre la désinformation.
Djamil Ahmat, directeur général du site d'information tchadien Alwihda Info, a mis en avant la crédibilité et la responsabilité journalistique: "Il ne faut jamais publier d’informations non vérifiées, malgré la tentation de vouloir aller vite et capter l’audience rapidement, car dans ce cas on perd progressivement notre crédibilité".
Yves Laurent Goma, directeur du site d'information Gabon Actu, a souligné le décalage entre l’image idéalisée de l’Occident comme espace de libertés et la réalité: "Selon mon expérience, l’Europe — et plus largement l’Occident — est souvent perçue comme un espace garantissant pleinement les libertés. Toutefois — car il y a un “mais” — il semble que, dans la pratique, leur application puisse parfois présenter des disparités".
Tilado Apollinaire Abga, directeur de l'Information de l'Agence d'information du Burkina Faso, a insisté sur l’importance stratégique, notamment pour les États sahéliens, de reprendre le contrôle de leur narration "dans un contexte international marqué par une guerre de l’information". "Le Burkina Faso a entrepris de redéfinir sa stratégie médiatique afin de défendre ses intérêts nationaux" et "tente de promouvoir une narration endogène de ses réalités politiques, sécuritaires et sociales", a-t-il expliqué.
"Longtemps, l'Afrique a souffert de nombreux préjugés. Cependant, la situation évolue, notamment grâce au développement des médias africains", a indiqué Anna Kalinkina, rédactrice vidéo senior de Sputnik Afrique. Selon elle, la collaboration entre les médias russes et africains "contribue à briser les idées reçues" et "favorise une perception objective de l'Afrique, reflétant sa réalité et son caractère unique".
Djamil Ahmat, directeur général du site d'information tchadien Alwihda Info, a mis en avant la crédibilité et la responsabilité journalistique: "Il ne faut jamais publier d’informations non vérifiées, malgré la tentation de vouloir aller vite et capter l’audience rapidement, car dans ce cas on perd progressivement notre crédibilité".
Yves Laurent Goma, directeur du site d'information Gabon Actu, a souligné le décalage entre l’image idéalisée de l’Occident comme espace de libertés et la réalité: "Selon mon expérience, l’Europe — et plus largement l’Occident — est souvent perçue comme un espace garantissant pleinement les libertés. Toutefois — car il y a un “mais” — il semble que, dans la pratique, leur application puisse parfois présenter des disparités".
Tilado Apollinaire Abga, directeur de l'Information de l'Agence d'information du Burkina Faso, a insisté sur l’importance stratégique, notamment pour les États sahéliens, de reprendre le contrôle de leur narration "dans un contexte international marqué par une guerre de l’information". "Le Burkina Faso a entrepris de redéfinir sa stratégie médiatique afin de défendre ses intérêts nationaux" et "tente de promouvoir une narration endogène de ses réalités politiques, sécuritaires et sociales", a-t-il expliqué.
"Longtemps, l'Afrique a souffert de nombreux préjugés. Cependant, la situation évolue, notamment grâce au développement des médias africains", a indiqué Anna Kalinkina, rédactrice vidéo senior de Sputnik Afrique. Selon elle, la collaboration entre les médias russes et africains "contribue à briser les idées reçues" et "favorise une perception objective de l'Afrique, reflétant sa réalité et son caractère unique".