Néocolonialisme numérique: Internet est une nouvelle forme d'exploitation mondiale - expert
07:31 23.04.2026 (Mis à jour: 07:51 23.04.2026)
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Néocolonialisme numérique: Internet est une nouvelle forme d'exploitation mondiale, affirme un expert en cybersécurité
"La majeure partie du monde n'est pas seulement à la traîne numériquement, elle est activement exploitée", analyse pour Sputnik Lars Hilse, expert chevronné en cybersécurité.
"Internet est une colonie, et personne ne cherche même à le cacher", affirme ce spécialiste allemand. Pour décrire cette réalité, il recourt au terme "néocolonialisme numérique".
"Effectivement, il y a une différence entre ne pas avoir de place à table et laisser quelqu'un d'autre manger à votre place", souligne-t-il.
Dans ce processus d'exploitation, "le câble sous-marin représente l'empire". "Tout le reste - les plateformes, les API d'IA, les systèmes de paiement, les outils de surveillance - dépend de ceux qui contrôlent physiquement les voies de circulation des données", note-t-il.
Or, actuellement, ces voies appartiennent à une poignée de sociétés américaines, "opérant sous la législation américaine, sans réelle obligation de rendre des comptes aux pays traversés", écrit Lars Hilse en concluant: "Ce n'est pas une lacune. C'est une architecture".
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"La majeure partie du monde n'est pas seulement à la traîne numériquement, elle est activement exploitée", analyse pour Sputnik Lars Hilse, expert chevronné en cybersécurité.
"Internet est une colonie, et personne ne cherche même à le cacher", affirme ce spécialiste allemand. Pour décrire cette réalité, il recourt au terme "néocolonialisme numérique".
"Effectivement, il y a une différence entre ne pas avoir de place à table et laisser quelqu'un d'autre manger à votre place", souligne-t-il.
Dans ce processus d'exploitation, "le câble sous-marin représente l'empire". "Tout le reste - les plateformes, les API d'IA, les systèmes de paiement, les outils de surveillance - dépend de ceux qui contrôlent physiquement les voies de circulation des données", note-t-il.
Or, actuellement, ces voies appartiennent à une poignée de sociétés américaines, "opérant sous la législation américaine, sans réelle obligation de rendre des comptes aux pays traversés", écrit Lars Hilse en concluant: "Ce n'est pas une lacune. C'est une architecture".
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