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L’opinion publique contre la Commission européenne: "On n’est pas en 39-45"

L’opinion publique contre la Commission européenne: "On n’est pas en 39-45"
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Dans cette émission de Sans Détour, Yves Pozzo di Borgo, sénateur honoraire de Paris, discute des différents aspects de la perte de souveraineté de la France et de ses conséquences, notamment à l’égard du conflit en Ukraine.
L’intégration de la France dans l’Union européenne l’a conduite à une perte de souveraineté, qui est portée, comme le souligne Yves Pozzo di Borgo, par une volonté de fédéralisation européenne de certaines élites nationales:

"C’est un peu hypocrite, c'est-à-dire que beaucoup, notamment la logique du président Macron, il a toujours dit, ça ne l'a jamais caché, qu’il est dans une logique très fédérale européenne. Et donc, il défend peut-être les intérêts français, c'est vrai, mais en même temps, lui, il est dans la logique de créer un grand ensemble fédéral-européen pour s'adapter au commerce mondial, pour s'adapter à la défense mondiale, pour s’adapter au monde global. On a eu un président qui est fédéraliste, qui ne s'en cache pas, il le dit ouvertement. Il n'y a que l'Europe qui est capable d’avoir des solutions".

Pour Yves Pozzo di Borgo:
"Bruxelles est un lieu de lobbying, où il y a beaucoup d'influence. Quand vous analysez les décisions de Bruxelles, vous vous rendez compte que derrière c'était du lobbying d’une société ou d’une autre".
Ces tendances s’accompagnent d’un outrepassement de leurs compétences par les instances européennes, notamment en matière de défense :

"L'Europe n'a pas de compétences. Ce qui est complètement fou, c'est que Mme von der Leyen a créé un commissaire européen à la Défense, qui n'est pas prévu par le traité, qui n'a aucune compétence. C'est également le fait que le Parlement européen a créé une Commission défense, alors qu'il n'y a aucune compétence défense au niveau européen. Alors il y a toute une série de choses qui se font, on voit très bien ça, c'est l'influence américaine".

Comme le souligne Yves Pozzo di Borgo, il va falloir que les choses changent, car à l’inverse des élites dirigeantes en France, en Allemagne ou en Grande-Bretagne, ainsi qu’à la Commission européenne:

"Il y a une opinion publique européenne, qui est de plus en plus fatiguée de cette guerre, et une opinion publique européenne, qui n'est pas dans une logique de guerre. On sent très bien qu'il y a un discours sur lequel l'opinion publique adhère de plus en plus, c'est-à-dire pas de guerre, ils n'ont pas envie de guerre. On n'est pas en 39-45 ou en 14-18".

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