Les Nigériens dans la rue pour soutenir le nouveau gouvernement - photos

© Sputnik . Na-Allah Harounadrapeaux russes au Niger
drapeaux russes au Niger - Sputnik Afrique, 1920, 20.08.2023
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Dénonçant une éventuelle intervention militaire dans le pays, plusieurs Nigériens se sont rassemblés ce 20 août dans la capitale, Niamey, pour soutenir les militaires qui ont pris le pouvoir en juillet, alors que la menace d’une intervention étrangère plane sur le pays.
Plusieurs milliers de personnes ont manifesté ce 20 août sur la place de la Concertation à Niamey, la capitale du Niger, pour soutenir le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) présidé par le général Abdourahamane Tchiani, rapporte un correspondant de Sputnik sur place.
Les manifestants ont brandi des pancartes "Vive le CNSP, Vive le Niger!", "Macron, go to Hell!" (soit "Macron, va au diable", en anglais), "Prêt à mourir pour la Patrie", "Turquie, au secours!" ou encore "Enemies of Progress, leave the country!" ("Ennemis du progrès, quittez le pays!", en anglais).
D’après les images partagées sur les réseaux sociaux, certains d’entre eux arboraient des drapeaux nigériens et russes.
Selon le correspondant, l’action a été organisée par le Mouvement pour la Conscience Patriotique, une importante organisation de la société civile dans le pays.

Échec des premiers pourparlers

Le 19 août, le général Tchiani a annoncé à la télévision une période de transition qui devrait durer trois ans au maximum. Il a dénoncé les sanctions adoptées par la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, les qualifiant d’illégitimes, inhumaines et visant à diviser le Niger et son peuple. Selon le général, toute intervention militaire de la CEDEAO sera considérée comme une occupation qui recevra une riposte.
Les pourparlers tenus plus tôt dans la journée entre des émissaires de la CEDEAO et le gouvernement de transition nigérienne en présence du général Abdourahamane Tchiani n’avaient pas donné grand-chose, selon les médias.

Intervention militaire

Des militaires nigériens ont annoncé la destitution du Président Mohamed Bazoum dans la soirée du 26 juillet. La CEDEAO a condamné le coup d'État.
Après des sanctions et un ultimatum d’une semaine pour rétablir dans ses fonctions le Président déchu, l’organisation menace d’intervenir militairement dans le pays. Le 10 août, le chef d’État ivoirien Alassane Ouattara avait affirmé que les dirigeants des États membres de l’organisation s’étaient accordés pour mener une opération militaire au Niger "dans les plus brefs délais".
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