Un iceberg de la taille du Grand Londres s’est détaché de l'Antarctique

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Glacier, image d'illustration - Sputnik Afrique, 1920, 24.01.2023
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Certainement plus gros que celui qui a fait couler le Titanic, un immense bloc de glace s’est détaché de l’Antarctique, selon le conseil de recherche sur l’environnement British Antarctic Survey (BAS).
Un iceberg dérive depuis la barrière de glace de Brunt le 22 janvier, entre 19h00 et 20h00 UTC. Avec sa superficie de 1.550 mètres carrés et son épaisseur de 150 mètres, il fait presque la taille du Grand Londres, rapporte le conseil de recherche sur l’environnement British Antarctic Survey (BAS).
"Un énorme iceberg s'est détaché de la barrière de glace de Brunt", indique BAS.
Une marée de forte amplitude a provoqué cet événement. Des fissures, qui se sont développées naturellement au cours des dernières années, se sont étendues à l'ensemble de la plateforme de glace.
Le nouvel iceberg s'est formé le long de la ligne de Chasm-1, fissure qui s’est réactivée après 35 ans d’immobilité.

Pas lié au changement climatique

Une station de recherche britannique, Halley VI, se trouve sur le glacier d'où s'est détaché l'iceberg. Elle a commencé à être construite en 2007 et a ouvert en 2013, en remplacement de Halley V qui a été démolie.
Les scientifiques travaillant à Halley VI ont signalé que la zone de leur affectation n'était pas affectée. Selon eux, la banquise a une structure complexe et les conséquences d'une rupture peuvent être imprévisibles.
"Cet événement de vêlage était attendu et fait partie du comportement naturel de la plateforme glaciaire de Brunt. Il n'est pas lié au changement climatique", précise Dominic Hodgson, glaciologue du British Antarctic Survey.

La situation semble sous contrôle

Selon le professeur Dame Jane Francis, directrice de BAS, les glaciologues et les équipes opérationnelles avaient prévu cet événement. Des mesures de la plateforme glaciaire sont faites plusieurs fois par jour à l'aide d'un réseau automatisé d'instruments GPS de haute précision qui entourent la station. Elles permettent d'évaluer les déformations et les mouvements de la banquise. Les scientifiques les comparent aux images satellites de l'ESA, de la NASA et du satellite allemand TerraSAR-X. Toutes les données sont envoyées à Cambridge pour y être analysées. Cela permet de savoir ce qu’il se passe, même pendant l'hiver antarctique -lorsque la station est vide, qu'il fait nuit 24h sur 24 et que la température tombe en dessous de -50°C (ou -58°F).
Les spécialistes continueront de suivre le mouvement du nouvel iceberg, qui sera plus tard baptisé par le US National Ice Center. Tout changement dans le glacier est régulièrement surveillé grâce à un système automatisé spécial.
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