Burkina: les propos de Macron prouvent que Paris intervient dans des pays souverains, selon Lavrov

© Sputnik . Sputnik / Accéder à la base multimédiaEmmanuel Macron (photo d'archives)
Emmanuel Macron (photo d'archives) - Sputnik Afrique, 1920, 24.01.2023
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Alors qu’Emmanuel Macron attendait une confirmation officielle de la demande burkinabé du retrait des forces françaises de son territoire, il a évoqué une éventuelle implication de la Russie. Ces propos prouvent que l’Hexagone intervient dans les affaires intérieures de certains pays, a tranché le 24 janvier Sergueï Lavrov.
Les propos d’Emmanuel Macron évoquant l’implication présumée de Moscou dans la demande du retrait des forces françaises du Burkina Faso prouvent que Paris s’immisce dans les affaires intérieures d’autres Etats, a déclaré ce 24 janvier Sergueï Lavrov, en visite officielle en Eswatini.
"Nous n’intervenons pas dans les affaires intérieures [des autres pays]. La déclaration du Président Macron dit franchement que la France permet et applique cette ingérence", a souligné le ministre russe.
Selon lui, de telles réactions [à l’instar de celle de M.Macron] surviennent "lorsque les États souverains du continent africain sont frustrés à un degré ou à un autre de leur relation avec la France et qu’ils aimeraient trouver d’autres partenaires pour répondre à leurs préoccupations urgentes, notamment en matière de sécurité".
Le Burkina Faso a décidé de mettre fin à l'accord conclu avec la France permettant le stationnement de militaires sur son sol. Les premières informations concernant la demande de retrait sont apparues dans les médias burkinabés en fin de semaine dernière.
En attente de confirmation officielle, Emmanuel Macron a insisté sur le besoin de se méfier de la "manipulation" de l'information, "une spécialité de certains dans la région qui peuvent avoir partie liée au demeurant avec (...) nos amis russes".
Cette demande a été confirmée le 23 janvier par le porte-parole du gouvernement burkinabé.

Retrait dans un mois

Ainsi, les troupes françaises stationnées au Burkina Faso depuis quatre ans suite à l’accord conclu le 17 décembre 2018 devront partir d’ici un mois.
Le pays, en proie aux attaques djihadistes depuis 2015, héberge environ 400 soldats des forces spéciales.
Ces derniers mois, après l’arrivée au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré, les tensions politiques avec la France sont montées d’un cran. Plusieurs manifestations ont eu lieu à Ouagadougou pour exiger un retrait de Paris. En novembre, le chef du gouvernement burkinabé a fait savoir que le pays n’a "plus recours" à la France pour lutter contre le terrorisme. De plus, les autorités burkinabés ont fait savoir qu’elles voulaient diversifier les partenaires dans leur lutte anti-djihadiste.
Le Burkina Faso n’est pas le seul pays ayant demandé le retrait des forces hexagonales. Mi-décembre, les derniers militaires français ont quitté la Centrafrique. En août 2022, Paris a mis fin à sa présence militaire au Mali.
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