Paris veut obliger les étrangers souhaitant rester dans l'Hexagone à passer un test de français

© Sputnik . Natalia Silvestrova / Accéder à la base multimédiaTour Eiffel à Paris et le drapeau de France.
Tour Eiffel à Paris et le drapeau de France. - Sputnik Afrique, 1920, 02.12.2022
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"Pour s’intégrer, il faut parler français". La France souhaite durcir le processus d’octroi de titres de séjour aux étrangers. Par conséquent, celui qui veut rester sur le sol de l’Hexagone devra passer un test de maîtrise du français, selon un nouveau projet de loi sur l’immigration en cours d’élaboration.
Le gouvernement français envisage de déployer "une révolution énorme" en termes de politique d’immigration. Début novembre, Gérald Darmanin a expliqué sur Cnews que "tous les étrangers qui souhaitent s’installer [en France devront passer] un examen de langue".

"Pour s’intégrer, il faut parler français", a-t-il ajouté. Ces propos ont retenti comme un quasi-slogan du nouveau projet de loi de l'immigration choisie, qui sera présenté l’année prochaine devant le parlement qui devra le valider.

Ceux possédant déjà un titre de séjour devront eux aussi passer un examen, au cas échéant "on leur retire leurs titres de séjour et ils s'en vont". Le ministre français de l’Intérieur a appelé cette mesure de "révolution énorme".
À ce jour, celui qui s’installe en France, signe un contrat d'intégration républicaine avec l'OFII (Office Français de l'Immigration et de l’Intégration).

Contre la migration clandestine

Un nouveau type de titre de séjour est également proposé par M.Darmanin au nom d’une nouvelle voie de régularisation pour les sans papiers.
Les étrangers, dont les "harraga" algériens, pourront en profiter s’ils acceptent de travailler dans certains secteurs. Leurs titres de séjour auront une mention "métiers en tension" et leurs permettront de travailler en France pendant un an. Un renouvellement sera envisagé si un travailleur apporte une valeur ajoutée à l’économie française.
La "révolution énorme" s’inscrit parfaitement dans l’intensification de la lutte contre les migrants clandestins en France pour régler les flux migratoires. Auparavant, l’Hexagone avait par ailleurs décidé de baisser de 50% les quotas pour les Algériens et les Marocains, contre 30% pour les Tunisiens.
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