L’Afrique est mise de côté sur fond de la crise en Ukraine, selon le Président sénégalais

© AP Photo / Ludovic MarinMacky Sall
Macky Sall - Sputnik Afrique, 1920, 25.10.2022
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Impliquée dans le soutien de l’Ukraine, la communauté internationale ne prête pas attention aux divers défis du continent africain dont le terrorisme, les maladies et la crise économique, a déclaré le Président du Sénégal et de l’Union africaine. C’est pour cette raison qu’un nombre de pays africains s’abstiennent de participer dans ce conflit.
L’Afrique refuse de prendre parti dans le conflit russo-ukrainien pour protester ainsi contre l’indifférence internationale envers les problèmes du continent, a déclaré le Président sénégalais et le chef de l’Union africaine.
"Les Africains disent qu'au même moment où l'Ukraine est en guerre, est envahie, est agressée, l'Afrique est en permanence agressée par le terrorisme", a indiqué Macky Sall lors de la cérémonie d’ouverture de la 8-ème édition du Forum international de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique.
Il a également cité l'absence de solidarité internationale face à la crise économique, aux maladies et au terrorisme qui s’abattent sur l'Afrique.
Cependant, le continent "n’est pas contre l’Ukraine, il ne faut pas qu’on ait l’impression que les Africains sont insensibles à la situation de l'Ukraine. Ce n'est pas ça du tout", a-t-il précisé.
"Nous sommes en 2022, nous ne sommes plus pendant l'ère coloniale. Nous sommes en 2022, donc les pays, même s'ils sont pauvres, sont de dignité égale. Il faut qu'on traite leurs problèmes avec le même respect", poursuit le chef d’État sénégalais.

Renforcer la lutte internationale

Le continent africain figure comme l’"un des épicentres du terrorisme" en raison de "la criminalité transfrontalière, la prolifération illégale des armes, les flux financiers et trafics illicites de tout genre et la participation de combattants étrangers", explique M.Sall.
Il est revenu sur les opérations classiques de paix des Nations Unies qui "ont montré leurs limites" face au terrorisme, tout en pointant "l’inertie du Conseil de sécurité dans la lutte contre le terrorisme en Afrique [qui] porte en elle la défaillance du système multilatéral".
Selon lui, il est indispensable de rendre opérationnelle la Force africaine en attente (FAA) le plus rapidement possible et de financer correctement le fonds de la paix de l’Union africaine.
"Nous ne pouvons pas compter sur le financement extérieur pour assurer notre propre sécurité et bâtir une architecture de paix viable", conclut-il.
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