Espions russes aux Pays-Bas? Une intox pour cacher le travail des services spéciaux, selon Moscou

Pays-Bas - Sputnik Afrique, 1920, 22.10.2022
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L’enquête belgo-néerlandaise accusant certains diplomates russes d’espionnage au profit de Moscou ne vise qu’à détourner l’attention publique d’une autre investigation, du portail NRC, selon Maria Zakharova. Plusieurs témoignages à l’appui, le NRC pointe le recrutement de journalistes par les services de renseignement.
Maria Zakharova a fustigé une nouvelle "flambée d’espionnite" aux Pays-Bas. Des journalistes néerlandais ont récemment rendu publiques les données de diplomates russes en les qualifiant d’espions.
Lors de son briefing du 22 octobre, Mme Zakharova a estimé que cet "opus" avait été préparé par des Hollandais et leurs collègues belges avec la participation évidente des autorités de ces deux États.
Comme elle l’a affirmé par ailleurs sur sa chaîne Telegram, cette "fumée" cache "un véritable scandale lié au travail des services spéciaux".
Le 14 octobre, le portail d’information NRC a publié une enquête selon laquelle les services de renseignement AIVD et MIVD recrutaient "systématiquement des journalistes comme sources, informateurs ou encore espions". Ceci au nom "de la sécurité du pays et de la famille royale".

Des cas réels

Par exemple, le correspondant moscovite de RTL Nieuws Olaf Koens a confié avoir été abordé dans l’aéroport de Schiphol par un agent du Service général des renseignements et de la sécurité (AIVD) qui voulait le recruter à ces fins.
"Si j'avais dit "oui" à Schiphol et que les Russes l'avaient découvert, j'aurais pu être emprisonné pendant 30 ans", explique le journaliste.
Le portail précise que M.Koens n’est pas l’unique journaliste dans ce cas. Ces dernières semaines, NRC s’est entretenu avec 32 rédacteurs et correspondants qui écrivent sur des sujets ou travaillent dans des domaines retenant l'attention des services. La moitié déclare avoir reçu des demandes pareilles de l'AIVD ou du Service militaire de renseignement et de sécurité (MIVD).
"L’intox d’espionnite dans les médias néerlandais […] est une tentative de détourner l'attention du public de l'enquête dévastatrice du NRC", tranche la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères.
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