Mégabarrage sur le Nil: l’Égypte et le Soudan reprennent les discussions sur le projet éthiopien

© Photo : RIA NovostiBarrage sur le Nil Bleu : l'Egypte menace l'Ethiopie de guerre
Barrage sur le Nil Bleu : l'Egypte menace l'Ethiopie de guerre - Sputnik Afrique, 1920, 18.10.2022
S'abonnerTelegram
L’Égypte et le Soudan semblent avoir trouvé un terrain d’entente concernant l’installation hydroélectrique éthiopienne Gerd. Objet de tensions entre les trois pays, ce barrage implique la recherche de nouvelles formules juridiques, selon des experts égyptien et soudanais contactés par Sputnik.
Après une pause de plusieurs années, la Commission du bassin du Nil a repris ses réunions à Khartoum, marquant le début d'une nouvelle étape dans les discussions autour du barrage hydroélectrique controversé en Éthiopie, baptisé Gerd ("Grand Ethiopian Renaissance Dam"). L’installation suscite des tensions avec les pays en aval, le Soudan et l’Égypte, qui craignent une diminution des débits d'eau.
"Lorsque les autorités reprennent le travail après une longue pause, cela implique une convergence de vues entre Le Caire et Khartoum sur le sujet du Nil", indique à Sputnik Diaa Ed-Din El-Koussi, ancien conseiller du ministre de l'Irrigation d'Égypte, considérant que "le courant a repris son cours".
Le projet, censé être le plus grand en Afrique, a été annoncé initialement en 2011. En février 2022, le Gerd, le grand barrage de la Renaissance, a commencé à produire de l'électricité, son coût final est estimé à 10 milliards de dollars.
Il n'existe toujours pas d'accord entre l'Éthiopie et ses voisins en aval, l'Égypte et le Soudan, concernant les opérations du Gerd. Ces pays riverains craignent que le barrage provoque une pénurie d’eau.

De nouvelles formules

Selon Diaa Ed-Din El-Koussi, l'Égypte cherche un consensus et un moyen de faire respecter ses droits sur l'eau sans vouloir "démolir" le barrage.
Les tensions autour du barrage indiquent qu’il faut chercher un nouveau cadre juridique qui serait accepté par tous les pays du bassin du Nil, soutient un expert soudanais Walid Ali interrogé par Sputnik:
"Il faut chercher de nouvelles lois et formules juridiques qui seront suivies par tous".
"Le problème du barrage de la Renaissance est le problème que le monde n'est plus ce qu'il était. C'est une question très importante", indique-t-il.
Fil d’actu
0
Pour participer aux discussions, identifiez-vous ou créez-vous un compte
loader
Chat
Заголовок открываемого материала